Planche
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1140 r A R T D V TREÎ LLACE UR } Chap. ÏL
. Les poteaux qui soutiennent les Treillages de palissades font de deux fortes ;savoir , ceux qu on emploie en rondins, c’est-à-dire , tels qu’on les a tirés desarbres , íans y faire autre chose que de les dépouiller de leurs écorces , & ceuxqui font équarris â corroyés fur toutes leurs faces ; les premiers ne s’emploientqu’aux jardins potagers de peu de conséquence , Sc à la campagne ; les secondsfont plus en usage, Sc en effet font plus propres que les premiers, fans cepen-dant l’être autant que les bâtis de fer dont je parlerai dans un instant,
En général les poteaux doivent être de bois de Chêne, fans noeuds vicieux,Sc bien de fil ; leur extrémité inférieure doit être diminuée pour faciliter leurentrée dans la terre, dans laquelle on les enfonce à coups de masse. Le bout in-férieur des poteaux, c’est-à-dire , celui qui entre dans la terre, doit être brûlé ,pour qu’il résiste plus long-temps à fhumidité ; l’autre bout doit être abattu furles arêtes , afin qu’il ne s’émousie Sc même ne se fende pas par la violence descoups qu’on frappe destus pour les faire entrer dans la terre , Sc il est bon ausside les faire un peu plus longs qu’il ne faut, pour que , quand ils font aílèzenfoncés, on puisse les couper par leur extrémité supérieure pour les rafraîchir,c’est-à-dire, en ôter les barbes, Sc pour les mettre à la hauteur où ils doiventêtre.
Quant à la longueur de la partie du poteau qui entre dans la terre , elle ne peutêtre déterminée au juste, parce que cela dépend du plus ou moins de densitéde cette derniere , qui refuse ou qui facilite davantage l’entrée du poteau ; maispour l’ordinaire il faut, autant qu’il est possible , les faire entrer en terre de 18pouces à 2 pieds, afin qu’ils soient moins susceptibles d’ébranlements.
Dans les Treillages d’appui, comme par exemple la fig. 2 , il faut que lespoteaux ne foie nt pas plus éloignés l’un de l’autre que de y à 6 pieds tout auplus , Sc il faut toujours les disposer de maniéré qu’il s’en trouve un à chaqueangle , soit saillant ou rentrant, Sc que ceux des intervalles soient au milieud’un échalas , ou pour mieux dire , que l’échalas fe trouve au milieu dupoteau.
Comme les Treillages d’appui ou autres fe trouvent quelquefois fur des planscontournés Sc composés de parties anguleuses , il faut qu’il y ait des poteaux àchaque angle, Sc qu’ils soient mis d’équerre , suivant l’obliquité des angles,fur-tout à l’extérieur, c’effà dire , du côté qui porte le Treillage ; il faut aussiquand les parties creuses ou bouges du plan font un peu considérables, y mettreun nombre de poteaux suffisant pour que les Treillages suivent exactement lecontour du plan.
Aux angles saillants, comme la fig. 7, on met ordinairement un échalas efur une des faces du poteau, pour terminer les mailles d’angles , Sc pour re-couvrir fur les joints des lattes f Sc g ; ce qui fait assez mai, parce que l’échalasd’angle n’étant pas quarté, non plus que les autres, il a une face plus large l’uneque 1 autre, & ne recouvre pas également des deux côtés ; c’est pourquoi je
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