SECT. II. §. IL De la conflruûion du TreillageJîmple .clous fans y faire aucun assemblage ; on enterre les bordures, de maniéré qu’elles ;ne saillissent que z à q, pouces ou y pouces tout au plus, Sc pour qu’ellestiennent plus solidement on les appuie contre des petits pieux de bois C, E,Sc F 9 fig. ii, 12 $ 13 , qu on fait entrer à force dans la terre, jusqu à ce qu’ilsdescendent d’un bon pouce plus bas que f arête intérieure des bordures ; demaniéré qu ils saillissent peu le nud de la terre , indiqué par la ligne B D ,fìg. II & 12 ; ces petits pieux fe nomment racineaux ; ils font diminués Scbrûlés par leur bout inférieur, comme les poteaux dont j’ai parlé ci-dessus, 8con échancre leur tête ou partie supérieure pour en diminuer l’épaiíîeur, afin den’être pas obligé d’y mettre de trop grands clous pour les arrêter avec les bor-dures , au travers de/quelles il est bon que la pointe des clous paíîè pour qu'onpuiííè la river en parement.
On met des racineaux à tous les angles des bordures, & de 3 en 3 pieds dansla longueur de ces dernieres ; ce qui est suffisant pour les rendre trèsssolides : 2a 2 pieds 8c demi de longueur, fur a à 3 pouces de grosteur, font les dimensionsles plus ordinaires des racineaux.
On fait des bordures droites 8c des bordures cintrées ; dans ce dernier cas onest obligé de les prendre dans du bois d une forte épaisseur, & quand leur cintreest considérable , & qu'on craint qu’ils ne deviennent trop tranchés ou qu’iinesaille de trop groíïès pieces ck bois pour pouvoir les faire d’une feule piece ,on peut très-bien les [construire de plusieurs pieces asiemblées à traits de Jupiterau bout les unes des autres, en prenant la précaution de les faire imprimer d’uneou deux couches de groste couleur à l’huile avant que de les poser , ce qui engénéral devroit être à toutes les bordures.
Les bordures cintrées peuvent être moins larges que les droites , parce queleur courbure leur donne naturellement de l’assiette , 8c quelles font par con-séquent moins en danger d’être renversées par la poussée des terres que cesdernieres, c’est-à-dire, les droites, qui, quoique soutenues par des racineaux ,ont besoin d’être enterrées de 3 à 4 pouces au moins; les autres Treillages simplesSc isolés, font, comme je l’ai dit plus haut, les berceaux, les cabinets , Scc. Jen’entrerai pas dans le détail des différents ouvrages de cette efpece de Treillage,ce qui íeroit inutile d après ce que je viens de dire ; je me contenterai de fairecelui d’sn grand berceau, supporté par des bâtis de fer d après lequel onpourra aisément comprendre la construction des autres ouvrages de cette efpece,quelles que soient leurs formes & leurs usages.
Les figures 1 & 2 de cette planche représentent le Plan Sc f élévation, ( lamoitié devant être prise pour le tout ) d’un grand berceau percé de cinq ou-vertures fur une de sts faces , Sc repioyé en aile à íes deux extrémités . des cinqouvertures du milieu, il y en a quatre petites C , C, Sc une grande D , laquellefait avant-corps, comme on peut le voir par le plan , & forme lunette dans laVoûte du berceau qu elle affleure dans son extrémité supérieure ; le bout des ailes
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