Sec f. /• Description de la confiruËion des bâtis du treillage composé. îïflsorte planche A B , fig. i , laquelle doit être inclinée en devant pour*faciliter l’écoulement des eaux ; Sc quand la saillie de l’entablement est tropconsidérable pour que la largeur d’une planche soit suffisante , il faut en met-tre plusieurs à recouvrement les unes fur les autres, ce qui vaut mieux quede les joindre à rainure Sc languette, parce que, quelque bien faits que soientles joints, seau s’y introduit toujours, ce qui les pourrit promptement, ainsi queles autres parties de la corniche qu’elles couvrent.
Ce n est pas la coutume de couvrir ainsi les entablements de Treillage, parceque , dit-on, cela les alourdit trop, Sc que cela masque le jour qu’il est nécefcfaire d’appercevoir au travers des compartiments Sc des ornements de la corniche*qui alors ne fait plus d’effet : la premiere de ces deux objections n’est pas juste ,parce qu on peut construire la corniche, de maniéré que le poids de la planche quila couvre ne puisse y faire de tort ; quant à la seconde, elle auroit quelque fonde-ment si tous les Treillages qu on exécute ne pouvoient être vus que de près *de maniéré qu’on ne pût voir leur entablement qu’en deíïòus, où la planchequi les couvre feroit nécestàirement du noir.
Mais comme ces fortes d’ouvrages font presque toujours placés dans des lieuxspacieux , & qu’ils font même destinés à être vus d'un peu loin, il n’est guerepossible qu’on s’apperçoive s’iis font couverts ou non , fur - tout dans la partiesaillante de leur corniche ; au surplus quand cela paroîtroit un peu, il vaudroitmieux souffrir ce petit inconvénient , que celui qui arriveroit si le dessus de lacorniche étoit découvert ; ce qui donneroit un paílage libre aux eaux de la pluie *qui, quelque précaution qu’on prenne, ne hâtent que trop la destruction desTreillages.
Le principal membre de la cymaise supérieure , c’est-à-dire , la doucine estrempli par des Treillages à jour qui s’attachent d'un bout fous la planche AB,qui est ravalée à cet effet , Sc dont le devant forme le quarté de cette doucine ;l’autre bout s’attache fur le membre inférieur C de la cymaise, lequel est pleinpour faire un repos entre la doucine Sc le larmier, qui tous deux font percés àjour.
La partie inférieure D E du larmier est assemblée avec le larmier mutulaire *que j’ai laiste plein pour faire un repos dans la masse de la corniche ; ce qui estabsolument nécessaire , parce que si tous les membres étoient percés à jour, ils yapporteroient de la confusion, de maniéré qu’on ne pourroit plus en distinguer lesdifférentes parties.
Le larmier mutulaire , le larmier Sc la cymaise supérieure, peuvent ne fairequ une seule masse , en les arrêtant les uns avec les autres, par le moyen de plu-sieurs montants assemblés d’un bout fous la planche AB , Sc de l’autre dans ledessus du larmier mutulaire, comme je l’ai indiqué par des lignes ponctuées.
Toute cette malle est supportée de distance en distance par les triglyphes enconsoles, qui font assemblés d’un bout dans la partie supérieure H de iarchitrave*
Planche