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[Quatrième partie.]
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Flanchfs367 & 368.

Ïï 26 VA R T DU T RElLLA GEUR , Chap. ÎIL

situation & décoration totale, soit pour terminer agréablement les extrémitésd’une allée, ou même du jardin en général, ou pour en décorer les faces laté-rales , supposé que les uns &les autres soient bornés par des murs ou autre choiedésagréable à voir ; car quand les vues ou extrémités d’un jardin ne íònt pas bor-nées, du moins d’une maniéré désagréable, il faut bien se donner de garde d’yrien placer qui en interrompe la vue ; Sc si pour quelque raison 011 vouloir yplacer des Treillages, il faudroit y observer d aíîèz grandes ouvertures pour qu’onpût toujours, de fintérieur d’un jardin, jouir de l’aípect des dehors , qui,quand il est agréable , est préférable à tous les ouvrages de Fart, quels qu ilspuissent être (*).

Je n entrerai pas ici dans le détail des différents ouvrages de Treillage orné,'quelles que seient leurs formes Sc usages, non plus que dans celui des parties dedétail des deux Salions dont je viens de faire la description, parce que cela devien-ídroit inutile, d’après ce que j’ai dit jusqu à présent au sujet des différentes elpecesde Treillages ; de plus, c’est (comme je fai déja dit) la place, Sc íur-tout leplus ou moins de dépense que l’on veut faire, qui doivent décider de la formeSc de la richesse des ouvrages de Treillage ; c’est pourquoi au lieu des préceptesque je ne donne pas ici, qui, d’ailieurs, ne pourroient être que des à-peu-près ,je crois devoir conseiller aux jeunes Treillageurs qui veulent acquérir une con-noiíîànce parfaite de leur Art, ( quant à ce qui concerne la théorie ) de visiter& d’examiner avec soin les ouvrages de leur Art qui ont la réputation d’être les

plus parfaits, d’en mesurer exactement toutes les dimensions, tant généralesque particulières , afin de se rendre compte des rapports qu’on a observés entreles pleins Sc les vides de ces mêmes ouvrages. Il faut aussi qu’ils examinent si lesouvrages qu’ils mesurent sont placés de maniéré à être vus de loin ou de près ;s’ils sont environnés de masses , soit d’arbres ou de bâtiments, ou s’ils sont placésau milieu d’un espace vide ou supposé tel, ainsi que l’air qui nous environne,parce que toutes ces considérations ont servi, ou du moins ont dû servir àdéterminer les formes Sc les rapports de ces ouvrages, tant dans les parties quien forment l’ensemble , que dans celles de détail. Ce n’est pas cependant qu’ilfaille regarder tous les ouvrages faits comme des modelés parfaits à imiter danstoutes leurs parties ; il faut même avouer qu’ii y en a peu qui le soient ; quela plus grande partie ne doivent leur perfection qu’au hazard, Sc qu’il en estmême qui sont absolument mauvais ; mais il faut toujours les examiner Sc lesmesurer tous, ne fût-ce que pour éviter de tomber dans les mêmes défauts;

(*) C’est la jouissance des points de rue desdehors, qui fait la principale beauté des jardins.Celui de Seaux est peut-être le plus magnifique,par rapport à ce genre de beauté » de tous lesjardins de nos Maisons Royales, fans en excepterc eîui de Marly, qui est cependant un lieudélicieux mais dans lequel, malgré tous les ef-forts de l’opuience & de Fart réunis, on Réprou-

ve pas la même sensation que dans celui deSeaux, quoique beaucoup plus simple, & celaparce que la situation & la beauté des dehors dece dernier, décoré par les mains de la nature,plaisent davantage que toutes les vues superbes,mais bornées, de celui de Marly , où de plus îsnature semble être anéantie, ou du moins très-;gênée par-tout.