Planche
i2io L’A R T DU TRE 1 LLAGEUR, Chap . IÎL
considérer comme un composé de plusieurs membres de moulures placés les unsau-dessus des autres, de maniéré cependant qu ils puissent se séparer quand onle juge à propos , ce qui est néceflàire non-seulement pour les construire, maisencore pour les peindre après qu ils font faits, ainsi qu on peut le voir à la figure
5 , où les diverses parties A , B , C Sc D , qui composent le Vase 9 fig. i, sonttoutes séparées les unes des autres ; Sc à la figure 7, où celles E , F , G Sc H ,du Vase, fig. 3 , font pareillement séparées «Sc cotées des mêmes lettres qu’à lafigure 3.
Quand toutes les parties d'un Vase íònt réunies, on les arrête ensemble patle moyen d’une tringle de fer a h , fig. 2, qui sert d’axe au Vase, & qui passe au‘travers desgobrioîes c,d, du haut & du bas du Vase, Sc du moyeu e 9 qui porteles fleurs, au-dessus duquel on place une clavette/’, qui passe au travers desaxe de fer a h , Sc par ce moyen arrête toutes les parties du Vase d’une maniérésolide.
Les Treillageurs nomment gobrioles des morceaux de bois, fig. 9 <§ 10, (quifont les mêmes que ceux c 9 d, fig. 2 , mais du double plus grands ), qu ilsplacent aux parties les plus étroites d’un Vase, Sc le plus ordinairement par lebas, pour mieux en supporter le poids, Sc fur lesquels ils attachent une partiedes garnitures de ce dernier. . Les gobrioles íònt percées pour laisser le paflàgede saxe de fer qui monte dans toute la hauteur du Vase, Sc on les aflemble,?fur-tout celui du bas, dans le plateau de la plinthe du Vase représenté en coupe ,fig. 9 , Sc en plan 9 fig. 12.
Les gobrioles portent ordinairement plusieurs membres de moulures , qui,à moins que le Vase ne soit très-grand , se trouvent trop petites pour être faitesen Treillage, ce qui oblige à faire tourner les gobrioles ainsi que celles fig. 9
6 10 y lesquelles íònt représentées en plan fig. 6 , 8 & 12.
Aux ouvrages communs, les Treillageurs ne prennent pas beaucoup de pré-caution pour faire les gobrioles des Vases, qu’ils font avec un morceau de boisà peu-près arrondi, fur lequel ils attachent les garnitures ; Sc quand il est nécesfaire qu’il y ait des moulures, ils les font avec des cercles de bois plus ou moinsépais, qu ils ploient Sc attachent dessus, ce qui fait toujours un très-mauvaiseffet.
Le moyeu e 9 fig. 2 , Sc g , fig. 4, n'est autre chose qu’un morceau de boispercé dans íà longueur pour le paflàge de Taxe de fer, Sc fur la surface duquelfont plusieurs trous destinés à recevoir les tiges des fleurs dont on orne quel-quefois la partie superieure des Vaíès d’où ces fleurs semblent sortir.
Il seroit à souhaiter que Taxe de fer qui passe au travers du Vaíè, fût adhé-rent au corps de 1 ouvrage fur lequel ce dernier est placé, ainsi que je f ai ditplus haut, Sc que cet axe fût quarté par son pian, asm que le Vase ne fût passujet à tourner íur lui-même , comme cela arrive quelquefois, ce qui donne-roìt > ì la vérité, ,un peu de sujétion en attachant les garnitures du Vase sur les