SecT. JL Des C ai (jes de Jardins; de leurs différentes effpeces z èc. T2zr
Quant à la force des bois des Caisses dont je viens de pàrler, elle varié selonleur grandeur : à celles d’un pied en quarré , les pieds doivent avoir un pouceSc demi de gros , & les panneaux ùn demi-pouce d’épaisseur* A celles d un piedSc demi en quarré, les pieds auront 2 pouces de gros, Sc les panneaux 9 lignesd’épaiiîeur 5 Sc à celles de L pieds en quarré - les pieds auront 3 pouces de gros*Sc les panneaux un pouce depaiíîéur, Sc ainsi des autres. Quant aux fonds , i|est bon de les faire un peu plus épais que les panneaux d u pou rtour , parcsqssils portent tout íe poids de la terré, Sc qssiis íònt plus exposés à fhumidité»
Les grandes Caisses íònt celles qui passent deux pieds èn quarré , â qui íòntdiípofées de manière que leurs panneaux ou côtés peuvent s ouvrir quand on lejuge à propos. Ces fortes de Caillés íè construisent de deux maniérés ; savoir , àfeuillure, comme aux figures xp, 10 Sc 13 , ou à recouvrement, comme auxfigures, 11,12 Sc i p.
La premiere maniéré est la plus usitée * à en quelque façon la plus propre ;rnaîs elle à le défaut d’être moins commode que l’autrè, quand les panneauxn ouvrent que de deux côtés , comme je ^expliquerai ci-après.
Quand on met les panneaux des Caillés à feuillures, on assemble iêurS piedsavec de fortes traverses * dans lesquelles dn fait des feuillures, ainsi qu’à cesderniers, ou les panneaux entrent tout en vie , Sc viennent affleure* le nud despieds Sc des traveríés.
Les feuillures des pieds ne font pas faites dans toute leur longueur ; mais onies arrêté par lé bas à l’endroit des traveríés, Sc par le haut au-deíïùs des pan-neaux - comme on peut lé voir à la figure 9, ce qui conserve aux pieds toutéleur force , Sc n en gâte pas la forme.
Les panneaux de ces Caillés font retenus én placé par des barres de fer arrê-tées avec un crampon ou piton à vis dans un des pieds, & qui viennent s'accro-cher dans un piton óu crampon placé dans l’autre, ce qui nún-feulement em-pêche le panneau de íòrtir de ces feuillures, mais en même temps retient fécartdes pieds. On met deux barres de cette eípece à chaque panneau ouvrant, &cela vers leurs extrémités supérieure St inférieure, pour empêcher qu'ils ne íècofEnentj à quoi les barres à queue * qu’ori met à ces panneaux, obvient enpartie ; cependant je crois qu il íéroit bon, pour la íòlidité de Touvrage , qu’onfît les feuillures des traverses qui reçoivent les panneaux à l’intérieur de ces der-nieres , comme à la figure 14, ce qui empêcheroit les panneaux de fe tourmenterpar le bas, Sc fhumidité intérieure de la Caisse de sortir dans la feuillure de latraverse j &dy séjourner, comme il arrive preíque toujours, ce qui la pourrit*ainsi que le bas du panneau.
Il y a beaucoup de cés sortes dé Caillés où on ne fait ouvrir que deux pan*neaux ; alors on met des traveríés par le haut des panneaux dormants, Scquelquefois même à ceux qui ouvrent ; ce qui n’est pas bien, parce qu ellesnuisent lorsqu on veut retirer 1 arbrisseau ; de plus, les Caisses qui n ouvrent que