'CombustibleS> Chap. VI. 1J
Sur cc propos Cardan dir, que la fuye est vne / 7 ^. j eefpccede Bitume* Sc Scaligertout aucontraire,./àà-veut que le Bitume toit vne efpcce de suye. Sanspenetrer dans cette question,qui ne faitrienà f ■nostre fuiet, nous disons que le Bitume Sc la §<r.fuye ont vne grande conformité, &quelapré-sence de l’vn peut passer pour la preuue de laprefence de l’autre. Le bon Bitume de foy estpesant, & est moindre lors qu’il y a de la poixmeílée dedans: fes qualitez le rendent tres dis-posé àbruíîerjl’AmbrejlaNaphtCjrhuilcd’Am-bre, le charbon de pierre , & les autres chosesqui participent de fa nature, font auíli surettesa cette qualité. Nie. Monardes, célébré Médecin InEspagnol , rapporte vn vfage du Bitume, queles Ameriquains prattiquent. Dans vne Prouin-ce du Perou, qu ils appellent Collao,ilyavnccontrée où il n'y croist aucune plante, à eau léque la terre en est Bitumineuse, dont ces Peu-ples tirent vne liqueur, qu ils coníeruent pourla guérison de beaucoup de maladies : ils lapreparent en cette manierez âpres auoir tailléde cette terre en gazons, ils l'estendent fur desperches & des rolèaux , Sc mettent au deíîousdes vaisseaux capables de receuoir cc qui enpeut découler, lors que l’ardeur du Soleil fondce qu'il y a d’huileux Sc de bitumineux , Sc fefer u en t du reste pont faire du feu . In Colho Pro~mneu Pemam , locus quidam omriino nudm , in quj
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