Combustibles , Chap. JT. 3 9
ía surface de la terre & en profondant dauan*rage dans la Tourbière, on y trouue de 1 autreeípece plus solide , de plus longue durec , ôcplus vtile : le penfe*que la raison de cette ex-périence, est fondée sur la nature du 8 ou p lirequi y domine, kernel dit, dans sa Physiologie, 4 .que ceux qui examinent les métaux & les mi-ncraux, prétendent que le fouphre est la graisse& l’huile de la terre,'qui a acquis cette formeâpres auoir esté cuit par vne chaleur modérée},voicy les mots : Sulphur quicumque mctiillorum na-taras perfmitxntur , terra adípem , <vel oleam appel-Icint , qtud moderato calore o : clam copìtur atque con~cee/cit. Agricola dit aussi, que c est la force de la ziLs.dechaleur qui a tiré de la terre cette graisse qu’on cattf.sub-appeílc d u Souphre: Sulphur qrndam pïnguetudocjé terra y qmm <vìs calons ex tp/a exprefjìt. C’cftce qui a fait dire à Paracelfe, que le Souphreest la graiíî* &c la Résiné de la terre. Le Sou-phre pur ne se trouue que dans les parties lesplus profondes de la terre., au contraire déce-lai y qui est m esté dans la matière des Tourbes rqui se trouue tousiours dans la surface : iepense que cela fe fair à cause que rsestant pasempcíché par vn poids violent y ny par descorps tres-folides, tels que íont les pierres &les cailloux, la chaleur les pouste facilement autrauers de cette matière rare & spongieuse ,cequi fait qu’on la trouue tousiours proche de Jat