II.
J.ib. Z.Cosmvgr.cap. i.
III.
JSsanmtislíb. r o.AI ifiel.cap, i.
IJure 16.ctrap.i.
4 6 Traité des Tourbes
D’autres disent, que ces arbres peuuentauoir esté arrachez par des tremble-terres , 8cpuis pouffez par la violence du mouucmentdu Sol, ou par de grands vents, dans des gouf-fres, ou on les trouue auiourd’huy. Il s’enfui-uroit de certe coniecture, que les lieux où il ya le plus de forests, 8c de plus fréquents trem-bl -terres, feroient les plus propres à fournirde cette matière ; ce qui résisté à l’experience.la Hollande, la Frise,-& les Prouinces adja-centes , font copieuses en cette efpece d’ar-b r es , bien qu’on n’y soit pas incommodé dctremble-terres, comme a fort bien remarquéGemma Frisius , Rarum efi regwnïbus noftris ter-mrum motus pcrfentifccre , ncque ab amis plurïbmquìdqmni de his maiorum indufirut defìgnamt.
La troisiefme opinion est fondée fur finon-dation de la Mer , qui par la violence de sesflots, ayant pouffé fur le riuage,& du grauier,8c d’autres corps encore plus solides, a couuertde limon ces forests 8c ces arbres , qui pour-roient estre venus dans le pais mefme , ou yauoir esté pouffez par la mer. Pline mefme nes’éloigne pas de cette pensée, quand il dit dansson Histoire naturelle , qu’on trouue des Islesflotantes dans l’Allemagne, 8c entre autres dansdeux lacs au dessus dc la Zelande , qui ne fefoustiennent que par le nombre des racines quiy font produites: Ses termes font si éloquents,