Chap. XIII. HORLOGES PUBLIQUES PERFECTIONNEES.broches de quinze à dix - huit lignes de longueur, rentrantlibrement dans des trous faits à la plaque correspondante del’autre tringle ; ce qui permet à ces tringles de s’éloigner ou des’approcher l’une de l’autre, en cas de dilatation ou de contrac-tion de leur part , ou de dérangement dans la charpente surlaquelle elles sont posées. Ces tringles sont supportées , à desdistances convenables, par de doubles rouleaux, pour faciliterleur mouvement.
On a diminué d'un quart la vitesse des révolutions des tringles( qui se font ordinairement dans une heure), par une grande roueplacée près de l’horloge , pour les tringles et engrenages qui com-muniquent le mouvement aux aiguilles des deux cadrans qui sontéloignés de l’horloge, et on l’a rétablie près de ces mêmes cadrans:on a usé de ce moyen pour diminuer les résistances que le mou-vement de l’horloge auroit éprouvées, en faisant mouvoir avectrop de vitesse une quantité de matière aussi considérable quecelle de ces tringles ont pour arriver jusqu’aux cadrans. On n’apas employé ce moyen pour le grand cadran , parce qu’il estplacé assez près de l’horloge.
On a employé des genoux brisés pour les directions de con-duite qui font des angles obtus.
De toutes les horloges construites par les Auteurs de celle quel’on vient de décrire , celle-ci réunit toutes les perfections qu’ilest possible de donner à ce genre d’Horlogerie : elle présente à l’œilune belle simplicité dans la disposition de son plan , sûreté dansses effets , solidité et précision dans son exécution. Aussi l’expé-rience a parfaitement répondu aux soins employés à la constructionet à l’exécution de cette machine, qui souvent marche plus desix mois sans s’écarter de l’heure vraie du Soleil.
Tome i.
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