212 HISTOIRE DE LA MESURE DU TEMPS.
l’axe de Mercure ; ce canon entraîne la planète E par un ajuste-ment semblable au précédent.
La troisième roue est étrangère aux révolutions que j’aiprésentées. Cette roue tourne avec la vitesse de deux jours moyens;son canon est ajusté libre sur celui de la roue de Vénus : ce canonporte la petite roue F dans la sphère : je reviendrai à cette rouelorsqu’il sera question de la révolution diurne de la Terre . Voilàtrois roues établies concentriquement avec les vitesses de Mercure,de Vénus et de quarante-huit heures. Mais on conçoit que si l’onplaçoit la quatrième roue, qui sera celle de la révolution annuelle,immédiatement sur le canon de la roue de quarante-huit heures,la pression du poids de tous les accessoires qu’entraîne la Terre ,occasionnerait une résistance considérable au mouvement rapidede la troisième roue. Pour éviter cette résistance, j’ai séparé laroue annuelle de la roue de quarante-huit heures , par un pontsemblable à celui que l’on emploie dans les Pendules pour séparerla roue des heures de celle des minutes : ce pont est attaché surla platine C , et son canon prolongé dans la sphère porte la petiteroue G, qui par conséquent est immobile. La fonction de cetteroue sera expliquée lorsque je reviendrai à la roue F.
Les roues des révolutions périodiques de la Terre , Mars,Jupiter , Saturne et Herschel, sont placées de suite les unes aprèsles autres , et leurs canons n’ont plus d’intermédiaires immobilesdepuis celui de la Terre , jusqu’à celui de la roue d’Herschei.
Le rectangle H HH, est ajusté à frottement sur le bout ducanon de la roue annuelle par la virole I. La partie opposéetourne librement sur l’axe K comme sur un pivot ; l’axe estimmobile et fixé au pôle L au moyen d’un écrou. C’est le châssisrectangle H H qui entraîne la Terre autour du Soleil.
Les quatre planètes supérieures sont entraînées par quatregrands cercles i, 2, 3,4, ajustés à frottement, par une virole