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Essai sur la construction navale des peuples extra-européens, ou collection des navires et pirogues construits par les habitants de l'Asie, de la Malaisie, du Grand Océan et de l'Amérique / dessinés et mesurés par M. Paris
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AK AIÏIK.

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a son écouté par le travers du mât, et cette nécessité davoir toute la toile vers lavant vient de la très-grande largeur du navire. Les Dungiyahs nont pas non plus de moyen de diminuer la surface de la voile,et ils en ont une plus petite pour le mauvais temps. Jamais ils nemploient de foc5 quelques-uns ont un petitmât sur lavant de la dunette, comme les Baggalas. Leur arrière est surmonté de longues gaules portant despavillons et de grosses girouettes en bois : ils remplacent les chaloupes par de petites pirogues dune seule piècede bois, nommées Hoors.

Les Dungiyahs naviguent mal, fatiguent beaucoup et cassent plus souvent leurs mâts que les Baggalas; à leurbord, il est très-difficile de préserver la cargaison , quoiquelle soit couverte de feuilles de palmier et quun treillageintérieur garni de nattes empêche les objets embarqués de porter sur la membrure. Leau entre toujours parlempaillage; on la vide dans une auge d elle sécoule à lextérieur, en mêlant une teinte verdâtre à la couleurgrise, un peu rosée, quont les feuilles de palmier quand elles sont vieilles. Le corps est peint en noir, excepté lacarène, qui est blanche. Leur marche nest pas aussi mauvaise quon serait porté à le croire; mais, comme ilssont tous vieux et quon nen construit plus de nouveaux, ils ne tarderont pas à disparaître tout à fait.

GA ROC)-KU JL

Les Gaioo-kubs, beaucoup plus petits que les deux navires dont il vient dêtre question, et dont quelques-unsne sont que de grands bateaux de pêche, fréquentent le golfe Persique ; ils étendent leur navigation jusque sur lacôte de Malabar. Leur longueur varie de i 5 à 3 o mètres, et ils sont remarquables par leur quille, qui nest, que letiers de la longueur totale. Létrave, très-oblique, augmente de largeur, mais non dépaisseur, en sapprochantde lavant; elle a une râblure recouverte clune latte avec une arête saillante au milieu (pl. ^^fîg- *) A bord desplus grands, létrave est surmontée dune planche mince et arrondie (pi. 6), espèce dornement auquel onajoute des colliers de petites coquilles blanches. Le bordage est assemblé comme nous le verrons dans lInde (page 18), ou à plat comme le nôtre. La membrure est légère, doublée, bien ajustée et disposée à leuropéenne :celle du Garoo-kuh représenté pl. 6 a des couples épais de o"',07 et larges de o m ,o<) ( les deux parties prisesensemble); ils sont éloignés de o m ,i7. Le bau du mât a o m ,i2 sur o ra ,i 5 et les autres o ra ,08 5 carrés, ils sontespacés de o m ,8o. La serre-bauquière a o,ao de largeur sur o m , 12 dépaisseur; la quille est épaisse de o"',oô 5ainsi que létrave à la râblure, tandis quau taille-mer elle na que o m ,o 4 . La membrure nest recouverte dovaigrage quà bord des plus grands , et, le plus souvent, il ny a dans lintérieur que quelques bordages espacés,

Le faux étambot de ces navires, usité seulement chez les Arabes , est formé dune planche verticale très-mineoreposant sur le prolongement de la quille et appuyant contre létambot; une petite latte semblable à celle de larâblure détrave couvre chaque côté delà fente. Celui des grands Garoo-kuhs se relève et sétend vers lavant, il est entaillé (pl. 6) et orné de coquilles blanches. Il nest maintenu que par de longues courbes horizon-tales cc (fig- 1 et 2 ,pl. 5 ), chevillées dabord sur le navire et ensuite ensemble, qui le dépassent vers larrière et sonttaillées en biseau, laissant entre elles un espace évidé dans lequel est engagé le gouvernail ; celui-ci, ainsi soutenulatéralement et collé par des amarrages contre le faux étambot, descend beaucoup au-dessous de la quille, dontlextrémité est généralement au ras de leau. Ces moyens dadhésion seraient très-faibles avec une barre ordi-naire; mais, pour soutenir les attaches, on en met une il, qui sétend vers larrière et sur laquelle sontfixées deux cordes l d et l d, nouées ensuite aux extrémités extérieures de deux leviers à bras égaux / l,tournant au bout de supports courbes qui, dabord fixés sur le pont et contre la muraille, sétendent ensuiteen dehors (f/g. 3 et 4 )> Un palan, placé au bout intérieur de chacun des leviers l l, sert à donner le mou-vement , et plus lhomme qui gouverne, en tirant sur lun ou sur lautre, fait defforts pour augmenterlangle du gouvernail, plus il tend à le faire adhérer contre le faux étambot. Lavantage de cette disposition est

contre-balancé par la petitesse des angles quelle fait obtenir et par le peu dextension de la surface du safran ; eu

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