PREFACE
v
bien diverses; voici les principales variantes de ces dénominations : carnle-labra , candelaria , cnndeleris , candilerium, cereostata , cyrostala , ccreostataria,cerostatarium , canthara , cerosfala, cerostanda, cerostans, ceroferale, ceroge-ndum ( 1 ).
On se servait aussi des mots candela , cercus , pour signifier le cierge avecson chandelier (2).
En raison de cette variété de» termes et d’expressions on conçoit qu’uneclassification basée sur ces dénominations serait évidemment arbitraire et nerépondrait à aucune donnée sérieuse.
Si nous venons maintenant à nous occuper de la matière dont on s’est leplus souvent servi pour la fabrication des appareils servant au luminaire, nousverrons que c’est le bronze .qui a été employé de préférence; il présentait surle fer l’avantage de ne se point oxyder et de pouvoir être plus facilementtravaillé. Bien souvent, le bois a été utilisé pour faire des lustres ou deschandeliers, et cette coutume est restée en usage jusqu’à une époque pres-que contemporaine. Elle présentait cependant de graves inconvénients, car,outre la possibilité de prendre feu, ce qui constituait un danger perma-nent, ces ustensiles de bois étaient d’un entretien difficile; les brillantescouleurs dont ils étaient recouverts au moment de leur fabrication disparais-saient sous les gouttes de suif ou de cire et celte matière s’incrustait à un telpoint dans les pores du bois qu'il était ensuite à peu près impossible de fairedisparaître cette souillure. Au xvi° siècle, pour désigner un objet d’une saletérepoussante, on disait communément « propre comme un chandelier de bois » .Ee fer a été quelquefois employé pour la confection des ustensiles servant al’éclairage; mais à cause de la couleur terne de ces objets, et peut-être' aussipar suite de quelque idée symbolique qu’on y attachait, les candélabres decette nature servaient presque toujours pour les services funèbres ou pour l’oflicedes ténèbres.
(1) Voir le Glossarium de Ru (lange à ces divers mois.
(2) Acolyti, apud Cassinenses, candelas ad terrain deponere jubenlur. — 1). Marleues, Deantique» monaehorum rilu, I. Il, c. îv, n° 7.