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Les lampes à un seul bec étaient principalement à l’usage des pauvres;Ulpien , en traitant des devoirs d’un gouverneur de province, dit qu’il ne fautpas forcera donner des logements aux officiers du gouverneur ou aux soldats,les hommes dont la pauvreté est telle qu’ils n’ont, qu’une seule lumière pours’éclairer. Les riches, au contraire, se servaient, de lampes à plusieurs becs.Juvénal , pour peindre su pauvreté, dit qu’il n’a pour s'éclairer que la lumièrede la lune, ou celle d’une lampe dont il économise la mèche; les anciens Grecsdonnaient le nom de buveuses et. celui d’oddéphages, c’est-à-dire avides degraisse, aux lampes qui consommaient beaucoup d’huile. Aristophane décritun avare qui se sert d’une lampe à une seule mèche très mince, pour qu’ellene soit point avide d’huile.
Lucien, au contraire, en parlant do cette femme riche de Thessalonique ,par laquelle Lucius est si bien traité, tant qu’il garde la forme d’un àne, ditqu’elle dépouilla, ses vêtements devant une grande lampe qui jetait un brillantéclat de lumière. Sans doute (pie le théâtre de ses voluptés était éclairé par leh/chnuchus qui soutenait plusieurs lampes, ou par une lampe à plusieursmèches. Rien ne surprit davantage Antoine, (bans le magnifique festin que luidonna Cléopâtre , que le grand nombre de* lumières.
$ d. — Lampks i’Aiknnks ; iæi'u dkcoiiation.
Les lampes antiques peuvent être divisées en deux catégories bien dis-tinctes suivant qu’elles sont païennes ou chrétiennes.
line faudrait cependant pas être trop absolu dans cotte distinction, car ily a eu de nombreuses lampes à sujet païen qui ont. été fabriquées pendant lespremiers siècles du christianisme, nous suivrons cependant cette distinction, carelle nous facilitera l’étude des monuments do cette époque.
lms lampes qui étaient l’objet de la réalisation d’un vœu fait, à une divi-nité, portent ordinairement, les attributs sous lesquels ce dieu était le plusgénéralement connu. Ainsi, la lampe de Jupiter est surmontée d’un aigle tenantla foudre; celle île Vesta offre la figure de cette déesse; celle du soleil estornée d’un griffon ailé entre deux colonnes; un des pieds de l’animal fait mou-voir une roue, comme pour indiquer que le mouvement circulaire du soleil estce qui conserve et reproduit toutes choses ; les colonnes symboliques peuventêtre ouïes tropiques, ou les équinoxes et les solstices. Une lampe de Léda,