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comme dit si gracieusement l’honnête Martial, <|ui se félicite d’avoir à sonchevet un confident, aussi discret de ses plaisirs nocturnes.
Ces veilleuses se posaient ordinairement près du lit sur un guéridon, unpetit trépied de métal leur servait de support immédiat et les exhaussait.Souvent aussi, on les plaçait sur un candélabre.
Festus parle d’une lampe suspendue qui se conservait également alluméependant la nuit. 11 l'appelle cicendela comme les insectes phosphorescents, pro-bablement à cause de sa petitesse.
Enlin, n’oublions pas la fameuse légende des cyclopes, ces fameux géantsdes mines qui ne voyaient que par un mil placé au milieu du front : elle ne serapportait on réalité qu’à de pauvres ouvriers mineurs qui, pour la commo-dité de leur travail, avaient lixé leurs lampes au-dessus de leurs yeux. (V. àce sujet Diodore , t. F 1 ', p. 183.)
On a même retrouvé une de ces lampes de mineurs; elle est en terrevernissée avec le manganèse ; c’est dans une mine des Pyrénées qu’elle futdécouverte il y a quelques années. [Métallurgie des anciens, dans le Mémoirede l’Académie des Inscriptions , t. XEV1, p. 524.)
§ 4. — Lamcks ciihktiknxks.
Nous avons classé sous cette rubrique les lampes qui portent desemblèmes ’ ' qu'elles ont appartenu aux adoptes de la religion
nouvelle.
Les modèles de ces lampes ne sont pas, comme pour les lampes païennes,variés à l’inlini. Les sujets que l’on rencontre le plus fréquemment., sont lemonogramme du Christ, le navire, le chandelier à sept branches, en souvenirde celui «pii fut commandé par Dieu à Moïse ( 1), le poisson, car on sait que cenom s’écrit en grec l/Ou;. Or, chacune des lettres qui composent ce mot est unedes lettres du monogramme du Christ « heo; XpieOo; Oscu me; cy;Sio; » ; le lion Pas-teur est une des plus frappantes adaptations des emblèmes du paganisme auxidées chrétiennes. Au centre (2) on voit Jésus-Christ, figuré, comme sur ungrand nombre de monuments du même temps, sous les traits du Mon Pasteur