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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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C A N D K L A B R H PAYK 50,000 S CST CRC CS

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vives, qu’il promène dans la salle du festin des flambeaux allumés et qu’ilsuspend des lustres à l’or des plafonds.

. . . Dépendent lijchni laqueuribus aureis.lncensi et noctem flammis funalia vincunt.

La présence des flambeaux dans les salles à manger, était une traditiontrop respectable pour qu’elle fût complètement abandonnée au temps où écri-vait notre poète.

§ 3. — Candélabre bayé 50,000 sesterces.

Les artistes ont donné une libre carrière à leur imagination [tour la com-position des candélabres ; l’imitation d’une plante, d’une ramure aux mouve-ments capricieux, remplace souvent la colonne que nous avons vu figurerdans le candélabre de lhicelius ; d’autres fois une figure fait partie du sup-port, mais simplement ù titre d’ornement, elle est traitée pour elle-même avecun art que nous ne retrouvons (pie rarement dans les bronzes modernes.Dans l’antiquité, ces candélabres avaient une valeur considérable. Plineraconte à ce sujet qu’une certaine Céganie avait payé un ’ ” ' re50,000 sesterces, il ajoute «pie lors de l’acquisition de cet objet d’une ventepeu commune, le marchand lui avait donné en sus du marché, un esclavebossu et déformé que Géganie exposa nu à la. risée de ses convives ; dans lasuite, elle en fit, paraît-il, son mignon et son héritier. Le bossu reconnaissant,ajoute Pline, adora dévotement depuis le fameux chandelier.

Ces appareils étaient établis avec un très grand soin; en elfet, Cicéron nous apprend qu’on fabriquait beaucoup de candélabres à Syracuse ; et le luxecpii régnait dans la Sicile explique le débit considérable de ces ouvrages. Autemps de Pline rien n’était plus en vogue que les candélabres dits de Co-rinthe , bien qu’on n’en eût. jamais fait dans cette ville-, comme il l’assure. Lescandélabres ainsi nommés sortaient des ateliers d’Egine et de Tarente. « AEgine, dit notre auteur, on travaillait spécialement la partie supérieure propre-ment dite, le plateau et la coupe terminale, les tiges étaient, confectionnées àTarente. » L’ensemble si vanté, était le produit de deux fabriques différentes.

Nous avons vu que les anciens connaissaient les candélabres à coulisse ;d’autres fois, on faisait glisser une lampe le long de la colonne au moyen d’une