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CHAPITRE 111 — PERIODE CHRETIENNE
d’une arcade à plein cinlre. Le centre de celle baie est occupé par une largo croixpaltée. Le tableau, compris entre l'areature supérieure et les deux pentes de la toi-ture, est percé d’une ouverture étoilée.
Les deux côtés du monument offrent un bandeau qui règne sur toute leurlongueur. Il offre une légère saillie qui se profile sous le bandeau de la façade, et setrouve soutenu par le plein des huit arcades, qui sont au nombre de quatre sur chaquepan. Les arcalures, également à plein cinlre, reposent sur des colonnes d'apparenceanalogue à celle de la façade, mais elles sont d’un cinquième moins hautes, et lesdimensions du fût sont également réduites dans cette proportion. Les baies sont toutescomplètement à jour. Sur les bandeaux latéraux, et au centre de la retombée desarcades, s'appuient dix colonnes, cinq de chaque côté. Leur socle est bas, les fûtsdroits et les chapiteaux grossièrement traités.
Chacun des quatre tableaux formés de plaques percées de neuf petites ouverturesrégulièrement séparées, rappellent les baies analogues, mais de forme circulaire, quiexistaient à Rome , à Saint-Laurenl-hors-des-Murs. A une époque où l’art de couler duverre en grandes plaques était inconnu, on pouvait facilement les fermer avec desvitres de petites dimensions. Lorsque ce petit monument fut découvert, on trouvadifférents débris de verre irrisé et par conséquent ayant subi par l’effet du temps uncommencement de décomposition, ce qui paraît favorable à la conjecture de sonusage à la fois comme reliquaire et comme porte-lampes.
Les branches de même en bronze, terminées par un évasement circulaire et àjour, pouvaient parfaitement servir pour y asseoir les lampes de la forme si connuedont les Romains ont laissé de nombreux modèles, cl dont l’usage fut continué pen-dant la période chrétienne . Au point d’attache sous le plateau, ces branches repré-sentent une tète allongée de dauphin. Elles étaient d’abord lixées au nombre de cinqsur chaque côté du porte-lampes. La toiture du porte-lampes offre un dessin quadrillé.La coupole de l’abside forme une demi-calotte qui s’appuie sur le pignon de l’étagesupérieur et ligure en saillie à l’extérieur; ce pignon est également percé d’uneouverture étoilée qui occupe le centre de ce petit espace triangulaire. Ce monumentétait suspendu, car on retrouva les crampons de scellement encore engagés dans lesanneaux qu’on voit aux doux extrémités do la toiture.
On voit par celte description que nous nous trouvons en présence d’un véritablelustre, ce qui est une bonne fortune, car les objets de ce genre sont presque introu-vables. Cet objet, qui était destiné à soutenir autrefois dix lampes, était d’un volumeabsolument restreint. Il mesure en longueur 30 centimètres, pour largeur 20 centi-mètres et la hauteur est de 2ü centimètres. Il fut trouvé à trois kilomètres d’Orléans -ville et était au moment où il fut publié en la possession de M. Roudonl, au châteaude (luise (Aisne ).