(IIIAl’ITIIIi IV — XII 0 SI KC LF,
82
plusieurs collections privées. Ils ne sont pus les seuls : en Angleterre, enFrance, en Belgique, dans le nord de l’Italie , on retrouve encore desexemples assez nombreux de ces (lambeaux aux ligures symboliques ; quel-ques archéologues ont prétendu que ces porte-lumières étaient de fabri-cation orientale.
Cette dernière hypothèse ne nous parait guère admissible, car on retrouvedans le style de ces bronzes, tous les éléments de notre sculpture romane ducommencement du xn° siècle (11.
Souvent, dans ces objets, l’anse est formée par un enroulement qui si*détache au-dessus de la croupe du monstre : ces flambeaux remplissaient ainsià peu près les mêmes usages (pie nos bougeoirs modernes.
§ 2. - CHANDELIERS n’oit DE SlJGElt ET 1)’ 11 ILDEliEHT.
Les métaux les plus précieux étaient, alors employés couramment pourles objets destinés au service de l’autel; ainsi l’abbé Suger , pour compléter lesdons (pie Charles le Chauve avait faits à l’église Saint-Denis, orna l’autel dechandeliers d’or du poids de 20 marcs (2).
D’autre part, nous savons par une lettre d’ilildebert du Mans , auteur latindu xii° siècle, qu’il avait reçu de Mathilde, reine d’Angleterre, des chandeliersd’or ciselés, dont l'ouvrage était remarquable.
$ 3. — Chandelier de Clocester.
Un des chandeliers les plus célèbres du xii" siècle est certainement celuide Glocester connu également sous le nom do chandelier du Mans . Cette piècefut fondue en Angleterre pour l’abbaye de Saint-Pierre de Clocester.
Abattis Pétri grejis et devotio /nids.
Me dédit ecc/esie sancti Pétri (iloceslre.
L’administration de l’abbé Pierre parait se rattacher aux douze premières
(1) Yiollet-le-Due, Mobilier, l. Il, ]>. 53.
(2) Suger, De rebus in suit administraiione i/eslis, ('dit. lhichesne, 1 (i 18, p. 345.