Buch 
Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
Entstehung
Seite
123
JPEG-Download
 

(III AN DHL IU H S D’HGLISH

123

employés surtout pour les usages liturgiques; ou effet, c’est une des particu-larités du culte catholique, que son goût et sa libéralité pour l’éclairageartificiel ; toute cérémonie notable se faisait; à très grand luminaire. Au mo-ment de la célébration de la messe, des chandeliers d’une forme particulièreet portant des cierges de cire, étaient placés sur l’autel, toujours au moinsau nombre de deux, et, par la suite, au nombre de six, le septième netrouvant pas sa place dans une disposition régulière. 11 y eut des chande-liers à pointes et à bobèches, les premiers tantôt à base plate, ainsi qu’il enest parvenu jusqu’à nous en assez grand nombre, tantôt à pieds et dans unegrande variété de formes.

Les coutumes de Giteaux, rédigées en 1188, disent que le Vendredi-Saint avant, l’office, on doit allumer deux cierges près de l’autel, comme c’estl’usage pour les jours de fêtes, ut mus est festivis diebus.

Aux jours de solennité, on doublait ou triplait le nombre des chandeliers.A la cathédrale de Hourges, jusqu’au xiu 8 siècle, on n’en mettait que deuxaux fêtes simples et quatre aux fêtes doubles. A partir de 12(10, on en plaçaquatre aux fêtes ordinaires et six aux grandes solennités (I).

G’est seulement dans les auteurs du xni° siècle que nous avons trouvédes indications positives sur la présence de chandeliers sur l’autel. Il doitcependant exister des exemples antérieurs puisque la chasse de Hioni nousprouve tpie cet usage était admis tout au moins au xu a siècle.

(1) Carlulairc de Saint-Etienne de Hounjes, |. I.