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CH A PT T II K V — XI II» SIÈCLE
cierges qui brûlent aux fêtes doubles do première et de seconde classe... A cetteporte (du liaul du chœur) il (l’archevêque) salue d’une inclinaison de tête l’autel,puis étant, à côté du râtelier ou chandelier à sept branches, il ôte sa mitre (1).
L’encensoir est accroché dès le commencement de vêpres, au pilier droit durâtelier, et la navette est au milieu de l’autel. Le thuriféraire, qui doit être sous-diacreet en aube et rabat , sans amict, prend l’encensoir en passant (2).
Ces objets devaient être d’un usage assez courant au xm” siècle car onen voit la représentation dans quelques manuscrits de cette époque ; cellequi est figurée dans un des manuscrits de la bibliothèque nationale (d),
dont la disposition est origi-nale, parait, être de métal, saforme ne se prêtant guère àl’emploi d’une autre matière :il porto sept cierges. Quel-quefois les herses se com-posaient simplement d’unetringle fixée à la muraille surdeux consoles (•!).
Ce râtelier est posé àcôté d’un autel, et devaitrecevoir les cierges que leslidèles faisaient brûler engrand nombre devant l’autelou la statue de Notre-Dame . De là vient le dicton lorsque quelqu’un avaitévité un péril : « 11 doit un beau cierge à la Sainte Vierge (5) ».
Il est question de trefs dans le Roman de Pcrceforest et le passagebien que c’était un appareil employé pour le luminaire :
Le roy s’en alla vers le tref et tant lisL qu’il vint à l’entrée et apperceut queau milieu avoil un grand chandelier, garni do plusieurs chandelles ardansPercrforesi).
TlUIlKS OU POUTRE I)K MÉTA1. SOUTENANT U N K SÉRIE DK LAMPES.
(IVnprùs un vitrail de Deauvaisconsacré à la légende de Théophile.)
(t) Voyages liturgiques en France , par le sieur Mauléon , p. 4L
(2) Voyages liturgiques en France, par le sieur Mauléon , p. 4(>.
(3) Ancien fonds Saint-Germain, n° 37, xin c siècle.
(4) Mss. des Miracles de la Sainte Vierge, bibliothèque du séminaire de Soissons (xvi° siècle) : « l)u cierge qui dcscendi sur la viele au vielecus devant Iyinage Notre-Dame ».