CHANDKLlIïltS A IMllISONNAOKS
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§ d. - GlIANlUXIKHS A PEliSONNAUKS.
G’est au xiv" siècle que l’on voit apparaîtra pour la première lois ceschandeliers formés d’une figurine dont on retrouve des exemples jusqu’à latin
du xvi e siècle.
Ces objets affectent quelquefois la forme d’un valet ou d’un acolyte,étendant un ou deux bras pour porterune ou deux bougies. Le plus souvent ceschandeliers représentent des hommes sau-vages, et l’exécution de ces pièces est quel-
quefois si rude que bien des archéologuesattribuent à ces objets une antiquité exa-gérée. .M. de Longperrier a fait à ce sujetune très intéressante étude et il est le pre-mier qui ait véritablement résolu cette ques-tion.
Le sauvage velu, dit-il (1), est une créa-tion contemporaine de la chevalerie ; une foisles paladins errants inventés,- il leur a fallu desadversaires en dehors des données communesde l'humanité. Cette villosité., symbole de force,de coertion apparaît au xm c siècle dans les vi-gnettes du Roman de la Rose... Voici donc cescruels sauvages, ces enchanteurs menaçants,humiliés, agenouillés et servant de varlets auxchevaliers qui n’allaient plus les combattre au
fond des forêts.
Pour comprendre l’origine de ces
chandeliers, il faut se rappeler que les repas du soir au moyen âge étaientéclairés par des varlets tenant des torches à la main, comme le prouventmaintes descriptions de nos vieux chroniqueurs, depuis Grégoire de Tours jusqu’à Froissart . On prit enfin pitié de ces pauvres serviteurs ' ’ésignait
il) Voir dans la Revue archéologique, t. II, p. 500, la notice de M. A. de Longperrier surles ligures velues employées au moyen 4ge dans la décoration des édifices.