TROISIÈME PARTIE
CHANDELIERS FIXES
Chandelier du musée de Cluny muni de brandies mobiles. — Candélabre de Drives transformé aujourd'huien lutrin. — Couronnes de lumières pédiculées en Belgique . — Un serrurier au xiv» siècle. — Chandeliertriangulaire servant à l’office des ténèbres à Osnabrück . — Les herses au moyen âge. — Éclairage public.— Guet des métiers en 1363.
§ 1
CllANDELIEH 1)11 MUSÉE DE CbUNY.
En dehors des chandeliers suspendus à la voûte ou au plafond des sallesqu’ils étaient destinés à éclairer, on se servait aussi de grandes torchèresposées à terre et que pour cette raison Al. Gailhabnud a baptisé du nom decouronnes de lumières pédiculées. Il existe au musée de Cluny un objet de cegenre qui, pur sa disposition, rappelle le chandelier pascal de Noyon . Sonexécution au point de vue du travail de forge est encore très vigoureuse etindique une période peu avancée dans le xiv° siècle. Il se compose d’un trépiedsurmonté d’une longue et mince colonne d’où partent de distance en distancedes amorces que AI. Viollot-lo-1 )uc pense avoir servi à placer des bras mobiles.Sa tige, dit-il, se compose de quatre verges de fer ( I )rondes, réunies de distanceen distance par des bagues soudées à chaud. Le sommet du candélabre porteun large plateau avec pointe', pour recevoir un gros cierge ; puis, de chacunedes deux bagues supérieures de la tige sortent deux douilles carrées, dans
(I) Viollet-le-l)uc, Mobilier , t. II.