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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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pascal, soit la tige centrale d’une couronne de lumière pédiculée. L’arrange-ment douteux qui en fait aujourd’hui un lutrin est une disposition tout à faitmoderne.

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Toutefois pour trouver des exemples un peu fréquents de ces monuments,il faut se diriger vers la Belgique où l’on en rencontre dans la plupart dessanctuaires.

Le luxe du luminaire qui, aux xu" et xm* siècles, se manifestait par l’emploides couronnes ardentes semble à ce moment s’être plutôt reporté vers ces beauxcandélabres de forme si variée, si artistement composés, si bien appropriés àleur destination, et qui, parmi les meubles et ustensiles ecclésiastiques dumoyen Age, ne sont pas les moins intéressants et les moins curieux à étudier.

Il y a quelques années l’exposition rétrospective du Trocadéro a montrédillérents spécimens en cuivre et on fer de ces candélabres. On y a particuliè-rement remarqué le lampadaire en bronze conservé dans l’église de Saint-Vaastà (jaurain (Belgique ); quoiqu'il ne soit pas signé, la perfection de sou exécu-tion et sa belle ordonnance l’ont fait ranger à juste titre et sans aucune hési-tation parmi les meilleures œuvres sorties des ateliers si célèbres au moyenAge, des fondeurs de Tournai dont (iuillaume le Fèvre fut le fondateur. Il eslà trois branches et porte à sa partie antérieure une sorte de petit pupitre aucentre duquel se découpe au milieu de fenestrages admirablement exécutés,un agneau pascal en ronde bosse. Ce candélabre destiné à porter des ciergesde grande dimension, ne devait comme beaucoup d’autres candélabres sym-■s à cinq ou sept branches être employé que dans les cérémonies des-tinées à célébrer quelque grande fête de l’église e;

D’autres villes de Belgique, telles que Tournai, Ypres et Lierre ont con-servé des chandeliers en fer forgé d’un beau travail. Us doivent appartenir auxdernières années du xiv° siècle, peut-être même aux premières années du sièclesuivant. D’une façon générale on peut dire qu’ils se composent de trois cou-ronnes de lumières superposées, allant en .décroissant de telle sorte (pie quandces appareils étaient garnis de cierges, ils devaient présenter l’aspect d’uncône enflammé.

Les cierges sont lixés sur les cercles, tantôt au moyen de piques, tantôt

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