Buch 
Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
Entstehung
Seite
167
JPEG-Download
 

ECLAIR\CE P U 11 UC

107

Au surplus si l’on veut bien se rappeler la disposition des autels auxiv”siècle, on verra qu’il y avait sur chacun des petits piliers après lesquelssont attachés les rideaux, des anges céroféraires, également en cuivre, dontles cierges ne doivent, être allumés qu’à, l’élévation.

Enfin Lebrun, Desmarettes et Ihicarel nous apprennent (pie l’autel dela cathédrale de lîouen était environné de quatre colonnes de bronze sur-montées chacune d’une figure d’ange de même métal tenant un candélabre dansses bras.

baisons observer qu’à la lin du xiv siècle, l’art de l’éclairage était encorebien imparfait puisqu’il était défendu aux gens de métier de travailler la nuitsous prétexte que l’ouvrage fait dans des conditions aussi défectueuses nepouvait être accepté par les gardes du métier. En voici un exemple bientypique que nous empruntons à la publication de M. Fagniez sur l'industrieau xiii" et au xiv“ siècle (p. \ 2 \)) :

Après ce que (iieflin Courant lormier qui avait esté gaigé pour l’amendede vu sols pour ce qu’il avait esté trouvé ouvrant à la chandelle, au malin, a aflirméque l'ouvrage qu’il faisait estait pour Monseigneur de Itesançon, nous pour contem-placion dudit Monseigneur l’Arcevesquo et aussi que ce n’est pas trop grant mes-prcnture audit (iieflin, avons délivré ses gaiges pris pour cause de ce (Année 1398,liet/istre 'l'audience, Y. à22t, f° la).

S ~

Ecxaiuack rrnuc.

A la fin du xiv" siècle l'éclairage' public n’avait pas fait encore de biengrands progrès, les seules lueurs qui brillaient danslanuit étaient les ciergesallumés dans les niches des madones placées au coin delà plupart des rues;on a attribué ce fait ( I) à la dévotion do Louise de Lorraine , épouse doHenri 111.

Nous avons établi que cet état de choses était beaucoup plus ancien et ceque l'on peut dire c’est que l'accroissement des lumières a été en raison directedelà piété des Parisiens. Il arrivait en elfet.rarement .que l’on détruisît uncrucifix ou une statu»' de saint et comme chaque jour on en plaçait de nou-velles, c’était une augmentation dans les illuminations et par suite un peu plusde sécurité pour les Parisiens. C’est vers cette époque que fut institué le guet.

1 1) Dictionnaire des origines , t. III et IV, p. 2(>, 27, 28 et suiv.