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CHAPITRE VII — XV 0 SIÈCLE
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§ 7. — Chandeliers a double fond.
Quelquefois les chandeliers présentaient une complication extraordinaire,et devaient ctre de véritables chefs-d’œuvre d'ajustement. Ainsi l’inventaire
des ducs de bourgogne nous parlede chandeliers dont les bassins sontmobiles et dans lesquels on peut faireentrer deux burettes pour pouvoirdire la messe en campagne :
1420. — Deux chandeliers neufs,d’argent desquels les bacins se mettentet oslent à viz et autre viz qui font bou-teille dessoubz pour mectre en l’un duvin et en l’autre de l’eaue, quant onchevauche, pour dire les messes et semettent les diz bacins dedans les piezqui ont double fous pour estre plusportatifs, pesans xvj marcs, vij onces[Ducs de Bourgogne , 4000).
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ClIANDKUKK SYMIIOUQUE.
(Collection de M. Lacoste.) Fer forgé.
11 semble du reste qu’on ait faitun fréquent usage de ces chande-liers à double fond; nos ancêtres,gens pratiques, {dînaient à sim/"’ rles bagages qu’ils étaient obligésd’emporter dans leurs continuelsdéplacements; c’est ce qui expliquela vogue dont jouirent ces chande-liers à cuvette et à double fond. Cette partie était un véritable magasin ;quand on voulait transporter le chandelier, on dévissait le bassin placé a lapartie supérieure et on le faisait rentrer dans le pied, où l’on plaçait égale-ment les chandelles de réserve, et c’est bien dans ce sens qu’il faut in-terpréter celte mention : « en l’un desquels fons à deux doubles à mettreaux chandelles » ; et nous n’hésitons pas à croire que les inventaires nousdésignent des appareils de ce genre quand ils parlent de chandeliers « amettre aux chandelles » :
14I56. — Ung chandelier d’or, meclre chandelle, à lire sur un livre (Bues deBourgogne , n° 6938).