LUSTRES EN ÜOIS
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avec les procédés actuellement suivis par notre industrie', la forme n’est enaucune façon assujettie à la matière. Il n’en était pas ainsi au moyen âge; ondonnait aux objets en bois, l’aspect qui pouvait être le plus gracieux et le plussolide; cette règle a du reste été adoptée pour le travail de toutes les autresmatières; on ne cherchait pas alors à obtenir avec le fer par exemple, l'appa-rence d’un pilier de maçonnerie ainsi que la chose s’est, pratiquée courammentpendant les xvu° et xviu° siècles. Or, étant admis qu’il y avait un rapport étroitcidre la forme et la matière, on est à peu près certain d’étudier simultanémentune série d’objets qui, pour n’etre pas absolument semblables, devaient cepen-dant avoir entre eux des caractères communs.
§ 1. — Lustres en uois.
Il est à remarquer que c’est en bois qu’a été exécuté le plus grandnombre de lustres durant cette période : comme ces appareils étaientsouvent construits pour une tète ou une cérémonie déterminée, il fallait queces objets fussent fabriqués dans un laps detemps relativement court. 'Le bois remplissaità merveille cette condition, car on pouvaitainsi obtenir rapidement et à peu de fraisun lustre présentant un assez bel aspect. Laplupart de ces chandeliers pendants étaienten forme de croix ou croisée. Cette déno-mination nous a paru désigner spécialementles chandeliers de fust, autrement dit de bois, sans qu’on puisse cependantétablir de règles bien positives.
1498. — 2grans chandeliers pemlans pour servir en salle, failz à croisée avecquosles chayncs, anlrclfois baillez and. feu roy, que Dieu absolve par M gr le cardinal deLyon ... (Inventaire d’Anne, de Hretaejne , 93).
< )n obtenait avec ces croisées un fort bel éclairage, telle est du moins l’opi-nion d’un contemporain, Lefèvre Saint-Kemi qui, nous taisant la descrip-tion du mariage de Philippe le bon et d’Isabelle de Portugal , en 1429,nous dit :
El au milieu de la salle, il y avoit chandeliers croisiez do fusl pendans, emplis
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