CHAPITRE VII — XV 0 SIÈCLE
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DE PROCESSION.
(Musée germani-que de Nurem-berg. ) Iîoissculpté.
§2. — Chandeliers en bois.
On faisait aussi des torchères en bois et M. Ilavard a fortbien établi la distinction qu’il faut faire entre le chandelier sus-pendu et le chandelier lixe : d’autre part nous lisons dans Oli-vier de la Marche (Mém., t. 11, p. 628) que, lors du mariagede Charles le Téméraire avec Marguerite d’York (1468), onconstruisit une grande salle de réception, que « ladicte salle futaidée (sic) de candélabres de bois, peints de blanc et de bleu »et (pie « ès deux bouts de ladicte salle [tendaient deux chan-deliers moultsoubtivement l'aicts ». — Nous voilà donc encoreen face du candélabre-torchère, opposé au chandelier-lustre.
Os torchères, soit qu’elles aient servi [tour éclairer unesalle de festin,soit qu’elles aient été employées dans les sanc-tuaires pour rendre hommage à la divinité, n’étaient [tasdécorées avec moins de soin que les lustres ouïes couronnes delumières dont nous venons de parler. Les comptes de la laltri-que de Saint-Amé àDouai , nous indiquenten eil'et le prix de sem-blables travaux :
1453. —■ A maistroSimon, le paintre, pouravoir fait un tabelet neufservant au candélabre, le-quel est pains de lin or, ouquel tabelet estlcrcpresen-tacion du Cruccfis en croixet ung sépulcre, pour che,par nnirquiet à luy fait CO s.
Le tablet dont ilest question ici devait
être un de ces écussons lixés
ordinairement devant les torchères
et que, l’on retrouve aussi après les lustres.
Dans la vie civile et pour les besoins domestiques, on employait fré-quemment des appareils qui semblent avoir été des diminutils des couronnes