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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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MOI» TIERS

41!)

Los bougeoirs arrivaient à être quelquefois d’une singulière compli-cation ; ce n’étaient certainement plus des meubles portatifs, et nous nousdispenserons de tout commentaire sur la description de l'appareil qui jouis-sait du privilège d’ètre placé près du lit de la belle Cabrielle.

159!). — Un bougeoir (l'argent, vermeil doré, pour attacher au chevet du lit, ou y aune cassonnette et trois petits chandeliers à mettre bougie, garni de ilambe d’or,esmaillé de rouge, et aux pieds des cloîtres tout esmaillés de doubles U. Le derrièredudit bougeoir est fait en forme de ferrière avec une petite chesne et un entonnoir,prisés ensemble C escus {Inventaire de Gabrielle d'bistrées).

Cotte pièce n’était cc^ ’ s unique dans l’argenterie de cette dame,puisqu’un autre article du même inventaire nous parle d’un autre chandelierà tapisserie qui devait être nu objet de la même nature que celui mentionnéei-dessus.

lot)!). — Une bassinoire d’argent tout blanc, un petit bassin ovalle creux, troisllambeaux, deux petites cassolettes, deux cuillers et une fourchette, un pot pourorge mundé, un bougeoir à queue, un cliaudellier à tapisserie et un pot de chambre,le tout d’argent blanc, ix xx xj escus (Inventaire de Gabrielle d’Estrées.)

§ 2. — Mortiers .

La véritable veilleuse de nuit était le mortier : toutes les grandes damesentretenaient la nuit, dans leur chambre, une lumière de ce genre. Brantôme,dans ses Dames galantes , nous cite à ce propos une anecdote assez caracté-ristique.

Cariant d’Isabelle d’Autriche, femme de Charles IX , il raconte que cettedame « très dévote et nullement bigotte, [tassait une partie des nuits enprières, pensant «pie ses femmes ne s’en apercevaient, mais elles la voyaientpar l’ombre <1(* la lumière de son mortier plein de cire, qu’elle tenait allumé(Mi la ruelle de son lict pour lire et prier Dieu dans ses Heures, au lieu queles autres princesses et reines b* tiennent sur le bull'et ». (Extrait de bran-tome, Dames galantes.)

Il est permis de croire que ces mortiers devinent être contenus dans unvase de métal travaillé avec soin, mais nous ne savons de quelle façon cetustensile était désigné dans les inventaires et M. de Laborde qui, pour tous lesobjets de ce genre, donne des renseignements si précis est complètement muet