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CHAPITRE VIII
— XVI e SIÈCLE
«Il était resté très longtemps chez un serrurier de cette ville (Poitiers ).Quelques années avant la mort de M. Préaux, cet amateur avait fait unemaladie dangereuse, et pendant sa lièvre, il ne parlait que du désir de pos-séder cette pièce dont il venait d’apprendre l’existence. M'” 0 Préaux, dans uneassez mauvaise saison, partit pour l’aller voir et. l’acheter; elle en offrit800 ou 900 francs, mais ne put l'obtenir. Un peu plus tard, M m0 de La-fayette, amateur distingué, en lit l'acquisition. Lors de la vente de la col-lection de M me de Lafayette, M. Norzv le garda pour la somme de1,000 francs (IL »
$ 10. — UllANDEEtERS OFFERTS A LA REINE EeÉOXORE A l.’üCCASION DE SON' ENTRÉE
On sait que la coutume était de célébrer de grandes fêtes, lorsque desrois ou des reines faisaient leur entrée solennelle dans la ville de Paris , et àcotte occasion, on leur offrait de riches cadeaux.
En 11)30, lors de l’entrée à Paris ch 1 la reine Eléonore, la ville voulut luifaire un présent d’une valeur de 0,000 livres tournois; les échevins avaientdiscuté pour savoir si l’on donnerait un buffet entièrement garni d'argen-terie, comme c’était alors la mode, tandis que d’autres personnes proposaientd’offrir simplement uni' paire de candélabres, ainsi qu'une statue à 1 ” > on
devait donner le nom de déesse Concorde .
Le gouverneur de Paris , M. de la Marre, pour mettre fin à ce différend,crut devoir donner son avis. Il s’exprime en res termes :
lit moy pour vous en mander mon advis, messieurs, quant audit hultct il mesemble qu’il ne se doit faire, pensant que cela puisse servir de mémoire, d’autant quedevez croire et penser qu’elle, en a tant beaux que n’est possible de plus; de mellreune déesse signifiant « Concorde. » avec lesdils deux chandeliers, ce ne serait queredite, comme il me semble, aux écriteaux et roulleaux qui seront à l’entour d'iceuxchandeliers, que toute la somme de six mille livres n’y peut estre toute employée, ilme semble que si, et beaucoup davantage qui voudroil; car il faut qu’ils soient sigrands, que de terre ils servent sur la table avec grandes pattes à l’antique et-deux