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CHAPITRE Vlll — XVI e SIÈCLE
Au reçu de cette lettre, les édiles parisiens s’empressèrent de suivre luvolonté du roi cpii leur était ainsi désignée, et ils le liront un peu à contre-cœur,ainsi que le prouve la dernière ligne du procès-verbal de leur délibération :« Nonobstant qu’il ait esté par cy-devant conclu de Caire autre présent (pielesdits chandeliers. » Et pour bien montrer leur soumission, iis décidèrent que« les pourtraits, les plans et projets (pii seroient laits dudit don seroientenvoyez à mondit sieur le gouverneur pour en avoir son advis ».
On se mit rapidement à l’œuvre, et cinq mois après ces merveilleux chan-deliers étaient complètement, terminés. Le ^ ' ! rendu de la réception deces pièces est la meilleure description «pie nous en puissions donner.i£)30. — Du vendredy 17 dudit mois de mars, avant Pasques.
Pesée des chandeliers desquels l’on veut faire présent a la Ueyne
DE PART LA VILLE 1)E PARIS (I).
La pesée faite des deux chandeliers vermeils dorez pour faire présent à la UeyneEléonor, nostre très souveraine Dame, ès présences de messieurs les Prévost des mar-p chauds et eschevins de la ville de Paris,
jn Jlarlay, Pudé, Puilra, Chamorluë, de Chou,
.Montmirail , Uarlhélemy, tous conseillers deladite Ville;
Jean-Uarlhélemy et ltigollet, quarte-niers d'icelle ville, suivant les mandementsà eux envoyez ce iour d’hier : Es présencesaussi de François Perdrier, prévost de laMonnoye, Thibaut, llaultement, SimonCresse, Lesné, marchands appelez pourvoirpeser les dits chandeliers, et pour iceuxvisiter s’ils sont bien et deuement faits etdorez ainsi qu’il appartient; lesquels ont ditet rapporté qu’ils sont bien dorez, et bienfaits, et qu’ils pèzent le poids contenu èsarticles qui ensuivent. Auquel pesé estoientaussi plusieurs autres personnes, et notablesbourgeois de cette dite ville de Paris . Pre-mièrement le pied garny de feüilles portantgrilles et pommes rondes, au-dessus unellour goderonnée et un pot d’antique, au-dessus un pot rond revestu de rouleaux
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Lampe pour travailler au métier a dentelles.(D’après une estampede la Bibliothèque de l’Arsenal.)
et de feuilles, pesant ensemble soixante-deux marcs une once.
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