DEUXIÈME PARTIE
CHANDELIERS SUSPENDUS
Lustres en bois traités comme des objets d’art. — Lustres exécutés en i!iti2 ;Y Poitiers pour les fêtes do PA quos,
— Lustres en bronze appelés «Chandeliers de salle do laton ». — Couronnes de lumières données à la cathé-drale de Tournai en 1!>39. — Lustres en cristal de roche appelés « Chandeliers en fasson de croustallc » ou« de croutelle ». — Lustres d'arpent en forme de croix décrits dans le Cérémonial français . — Lampesuspendue dans la cathédrale de Pise ; expériences do (ialilée. — Définition donnée par Hartmanus Schopperus
— Lanternes magiques et lanternes vivantes.
§ I. — Chandeliers de rois.
Au xvf siècle on a encore continué
ï faire des chandeliers de bois ; ce n’était
cependant ni l'habileté ni la pénurie des métaux qui avaient engagé les arti-sans à employer cotte matière pour leurs travaux.
Mais on peut dire pour leur défense que cospièces étaient.quelquefois de véritables (ouvres d’art,dignes de figurer dans les plus somptueuses demeures.Les appareils du genre de celui (pii fut payé, à JeanTacs n’avaient certes pas été commandés par écono-mie.
13(>7. — A Jean Tacs, tailleur en bois, la somme deCouronne dk lumières. (D’après SOI. pour avoir vendu 4 chandelliers de boys de noyerune eau-forte d’Albert Durer .) ayant chacun 5 branches tout enrichies de vases avec gau-
derons, feuillages, masques, guillochies et autres orne-ments antiques, pour estre pendus cà l'antichambre et à celle de la reine aud. basti-ment neuf du Louvre (Comptes des bdtim. roi/.; Laborde, La renaissance des arts, t. 1,p. 230).
Et selon toute probabilité, le « chandelier de salle, do boys à ouvrage,