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XVI' SIÈCLE
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Les chandeliers pascals n’étaient]>as, comme lions pourrions le supposer,nus, ils étaient décorés avec un grandsoin, et l'inventaire de Philippe 11 (1597,i° 14, v° 19) nous indique en quoi consis-tait ce genre d’ornementation :
Ung grand chandelier de bois, pascal,taillé painct d’or et d’argent, rouge, verdet ldeuz, servant à meclrc la chandelle dePasques.
A Amiens , il existait aussi en 1555des candélabres d’assez grande dimen-sion. L’inventaire du trésor de la cathé-drale, dressé à cette époque, porte lamention suivante :
Item, dedans le. chaut r, // a trois tjrandzcandélabres, an millieu desquels sont dest/tnaqes d'anqes. — Item, au c/tautr sontquatre moiens candélabres et deux candeliersde caicre, lesquels on inect aucune fois susle. qrant autel.
Il ne semble pas que ces chande-liers aient dù servir au temps pascal,mais, par leur dimension, il nous a sem-blé qu'ils pouvaient èlre classés parmiles chandeliers lixes. Nous ne savons sic’est à un de ces appareils qu’il fautattribuer la mention suivante, qu’unarchéologue ( 1 ) a publiée il y a quelquesannées ; on y lit :
Eu l’an mil chinq cens et sixLes paroissiens de saint LeuMe ont en ce noble lieu assisAu gré de Messieurs et de l’aveu.
(1) Corblet, Notice sur les chandeliers d'éijlise, p. 20.