Buch 
Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
Entstehung
Seite
272
JPEG-Download
 

272

CH AITI'Illi IX — XVII e SIKCLK

Le roi ol 1 rs grands soigneurs se faisaient précéder de flambeaux lors([u’ilstraversaient leurs appartements ; nous avons à ce su jet le témoignage de Nicot(|ui donne la définition attribuée encore au mot flambeau dans les premièresannées duxvif siècle.

Un dit aussi llambeau la grosse chandelle de cire faille à 3 ou 4 canons, ainsi quele sonl desdils gros llamheaux de laquelle les roys, princes et grands seigneurs usentde nuict en leurs tables et chambres, par grandeur, au lieu des chandelles de suif.

Flambeau est en général ce qu’on porte de nuit, faisant llamber pour éclairer,mais, en particulier et par différence d’une torche, falot et lanterne, c’est le cierge quiest tout fait de cire sans baslon 11 e meslange de poix résine, qu’on dit autrement torchede fonte, dont les grands seigneurs usent, les faisans porter de nuit par pages oulaquais devant eux.

Enfin au xvm° siècle, ces flambeaux que l’on désignait sous le nom debougies semblent avoir changé de forme. .laubert ( 1 ) nous apprend en effetqu’à cette époque 011 fabriquait des bougies carrées qu’on nommait bougiesd’huissiers, parce que ce sont les huissiers des appartements du roi qui lesportent devant Sa Majesté, quand elle passe d’un appartement à un autre;ces bougies se font différemment des bougies rondes et vont en diminuant parle haut elles ont l’apparence de quatre cierges soudés ensemble. O11 obtientce résultat en passant sur la cire quatre cannelures au moyen du gravoir, quiest un instrument de buis, servant à tracer les filets sur les cierges.

§ 2 .

LANTEKNES POKTAT1VES.

Les lanternes portatives ont été d’un usage courant pendant Je xvu*siècle,et leur emploi était du .reste indispensable [unir sortir le soir dans les rues.Les lanternes, dont on retrouve encore quelques spécimens, avaient la formede ce que l’on entend aujourd’hui par lanternes vénitiennes. Elles étaient, enpapier ou [dus souvent encore en toile, et disposées tlo telle façon qu’ellesrentraient exactement dans une petite boite déformé ronde, dont le fond sup-portait. lu bougie, tandis que le couvercle, dont une partie était mobile, ser-vait, de poignée pour tenir à la main. Leux «pii voulaient, économiser le prix,bien minime cependant, de ces lanternes de poche, se contentaient de rouler

(1) Dictionnaire des arts et métiers, t. 1, p. 503.