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CHAl'lTIt K IX — XVII e SIÙCIÆ
que les coquillages ou les animaux empaillés qui formaient le principalélément des cabinets de curiosités de cette époque.
Les premières lampes d’une construction raisonnée qui aient, été faites sontles lampes fabriquées d’après les principes de Cardan . Ainsi Y Inventaire deClaudine de Donzounet-S/ella, dressé en 1003, enregistre une lampe de Cardan et deux autres , une moyenne et la troisième petite en cuivre jaune.
Nous ne savons trop s’il faut attribuer au xvi e siècle la lampe de Cardan ;en étudiant le siècle précédent, nous avons parlé de sa construction et desprincipes sur lesquels elle était basée. Voici, d’après Furetière , ce qu’onentendait par lampe de Cardan , au commencement du xvn” siècle :
C’est une lampe qui se fournit elle-même son huile. C’est une petite colonne decuivre bien bouchée partout, à la réserve d’un petit trou par en bas, au milieu d’unpetit goulot où se met la mesohe, car l'huile ne peut sortir qu’à mesure qu’elle seconsume et fait descouvrir celte petite ouverture.
M. Ilavard, qui a étudié cotte question dans son Dictionnaire d'ameu-blement et décoration, pense qu’il faut plutôt attribuer cet appareil auxvn 0 siècle. Il est très probable, dit-il, que l’illustre mathématicien, mort en1570, en traça le plan et que c’est seulement en 1003, quand Charles Spondonna une édition générale des (ouvres de ce savant, que l’on s’avisa de réali-ser un projet dont il avait ’ ” _ ■ la formule.
§ 5. - TRAITES CONCERNANT LES LAMPES.
Si au xvn' siècle on n’a pas fabriqué de lampes aussi nombreuses etaussi diverses qu’au xviu° siècle, on a cependant beaucoup étudié cettequestion; ainsi, il y a eu deux traités très importants sur les lampes. Lepremier est le fameux ouvrage de Fortunio Liceti : De lucernis antiquorumrecond.it is (Padoue , 1021, in-i°) ; nous n’insisterons pas sur cet ouvrage, car lebut de l’auteur était d’établir la possibilité des lampes inextinguibles ; nousavons étudié cette question en son temps et nous n’avons donc pas à yrevenir.
Un autre auteur, le père Scliott, dans on souvrage sur la Mécaniquehydrolico-pneumatique (1037, in-8°), s’est plus particulièrement occupé de la