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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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DEUXIÈME PARTIE

CHANDELIERS SUSPENDUS

Lustres on bois spécialement établis pour les illuminations. — Anecdote racontée par Tallemant des Iléaux.— Lustres hollandais. — Chandelier des Céleslins signalé par Millin dans ses Antiquités nationales. —Contrat pour la fabrication d'une couronne en forme de tiare devant être placée en l’église Notre-Dame-la-Grande, :V Valenciennes. — Chandeliers d'applique, désignés sous le nom de « Plaques ». — Descriptionde la couronne en argent de la confrérie des arbalétriers d’Abbeville . — Lustres en cristal assez communssous Louis XIV . — Réputation de la ville de Milan pour la fabrication de ces objets. — Cordons de soieservant A suspendre les lustres.

Le mot, lustre n’a éié employé que 1res lard pour désigner le genre d'ap-pareils qui va nous occuper. Dans les anciens inventaires, le lustre est désignésimplement par le mot chandelier, et il a porté ce nom jusqu’au xvni’ siècle ;vers celte époque on semble l’avoir plus communément appelé candélabre;c’est du moins la définition qu’en donne Richelet, quanti il le qualifie de« grand chandelier de salle à plusieurs branches », et celle donnée par Fure-tière est à peu près analogue; les auteurs du Dictionnaire de Trévouxécrivent : « Candélabre , grand chandelier à plusieurs branches, que l’on pendau milieu d’une salle.»

§ 1. — Lustres en rois.

11 a encore été fait au xvii° siècle des chandeliers suspendus en bois quipeuvent être considérés comme des objets d’art, mais ils sont relativement;rares, et ce sont plutôt des appareils servant pour une illumination et iun caractère provisoire ; ainsi, nous voyons dans les Mémoires de llrienne(t. I, [>. ;538 et 341. — Rallet donné au Roi) qu’à l’occasion de la réception faiteà Louis XIII par les prévosts et les échevins de Paris, on avait envoyé