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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CHAPITRE IX

XVII" SIÈCLE

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portions ceux qui vomiront s’en servir desdits flambeaux payeront cinq sols, et pouréviter toute conlestalion ordonne que celle desdiles portions entamées sera payéecomme si elle était consommée et que lesdits flambeaux ne pourront être faits nifabriqués par autres que les maîtres épiciers de cette ville do Paris .

De sorte que tant pour le flambeau que pour la peine et salaire de celui qui leportera, il ne sera payé que cinquante sols, quoique le flambeau (du poids et qualité

ci-dessus pris chez les marchands épiciers) reviendra à trentesols, et lorsque l’on se voudra servir desdits porte-flambeauxon leur payera par avance la première portion.

Et à l’égard des porte-lanternes il faut aussi savoir quoleurs lanternes seront a l'huile, et que la lampe d’icelle seracomposée de six gros luminons qui feront autant de clartéqu’aucun flambeau, l’huile desquelle ne se peut répandre,quelque mouvement violent que l’on puisse faire, ny le feus’éteindre pour quelque pluie ou vent que ce soit, ce qui nese rencontre pas toujours dans un flambeau, et lesdites lan-ternes seront à plusieurs lumières pour être distinguées decelles des bourgeois comme il est porté par leurs lettrespatentes et arrêts de ladite cour de Parlement.

Et alin que ceux qui voudront être conduits et éclairezpar lanternes le puissent être avec bien moins de frais quepar flambeaux, la Cour par son dit arrêt a réglé le salairedesdits porte-lanternes savoir pour les gens qui vont à pied,a trois sols pour quart d’heure, et pour les gens qui vont encarrosses et en chaises a cinq sols, et à cet cfl'et ordonne quelesdits porte lanternes auront un sable juste d’un quartd'heure marqué aux armes de la ville, qu’ils porteront à leursceintures ; et lorsque tous les gens de carrosses et de chaises,que ceux qui vont à pied se voudront servir desdits porte-lanternes, ils leurs payeront d’avance la susdite somme, ensuite de quoi lesdits porte-lanternes tourneront leurs sableset marcheront.

Et comme il n’y a point do carrosses ny de chaises,qui dans une traite d’un quart d’heure ne se rendent où bonleur semble en quelque endroit de la ville qu’ils puissent être,ils trouveront un grand avantage à se servir de cette com-modité tant pour le peu do frais qu'il y a, que parce que ces lanternes feront autantde clarté qu’aucun flambeau et que leur feu 11e se peut éteindre comme il est ditci-dessus.

Lesdits porte-lanternes postés pareillement aux environs du Louvre, du l'alais,lieux d’assemblées, carrefours, et places publiques, et à mesure que leur nombreaugmentera 011 les dispersera dans les autres lieux plus passans et plus nécessaires.Et s'il arrivait que le nombre d’iceux allait jusqu’à quinze ou seize cent pour l’ors onpourra les poster aux coins et au milieu des rues de troisjeent à trois cent pas, cequi donnera une troisième commodité au public d’être éclairé de poste en poste

Torchère.

(D'après Jean Lepaulre.)