MARTINETS
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différentes oxj)]icalions do coilo singulière locution, suc laquelle nous revien-drons du reste un peu plus tard.
Les bougeoirs de lit devaient, être un objet bien courant au xviu 0 siècle,puisque le propriétaire du Petit-Dunkerque, lesieur (irauchez, lit insérer dans le Mercure deFrance (1782, p. 42) un article fort intéressantoù il donne la description de ces bougeoirs àlarges plateaux, garde-vue et éteignoirs méca-niques; cette annonce est. trop instructive t >nous ne la reproduisions pas ici :
Le sieur (irauchez, bijoutier de la reine, tenant lemagasin du l'ctit-Dunkerque , vient de faire établir à safabrique de Clignancourt des bougeoirs à larges pla-teaux et garde-vue avec éteignoirs mécaniques, d’ungenre absolument nouveau, éteignant les bougies àvolonté; la tige à laquelle ils sont adaptés est graduéepour les fixer à l’heure où l’on désire qu’ils fassent leurelfet; un des deux éteignoirs part fi minutes avant l’au-tre et prévient la personne que l’autre bougie va s’étein-dre, afin d’y prendre garde si elle veut continuer sa lec-ture. Celte mécanique simple et solide, qtii est de laplus grande utilité, met à l’abri des dangers du feu etprocure la facilité d’avoir deux lumières. Ces bougeoirssont en cuivre doré en or moulu et d’un travail très fini.
Le prix est de six louis à plateaux ronds et sept louisovales; il n’en fera pas faire d’un moindre prix. Il fa-brique aussi des boutons en acier et en or pour habits et
autres objets nouveaux à l’imitation d’Angleterre, d’où il vient de recevoir des colliersanodins, des ouvrages en cuirs, des dés de trictrac, épingles de Londres , taffetas poul-ies coupures, etc., etc.
V. Martinets. — Tous les bougeoirs que nous venons d’étudier sontplutôt des objets destinés ù servir dans un endroit déterminé que de petitsustensiles avec lesquels on pouvait facilement traverser les appartements,quand la nuit était tombée. Les gens pauvres employaient pour circulerde petites lampes qu’on nommait « martinets)), à cause de la ressemblancequ’elles présentaient avec l’oiseau du même nom.
L’industriel qui les débitait à Paris était un nommé Marchais, marchandde ferrailles. 11 habitait quai de la Ferraille, à l’Ecritoire, et vendait en 1708