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colonnes, etc. Celles mises dans des vases ne sont guère que des branches de lauriers,où sont placées à des distances ou sur le même rang des bobèches ciselées ou unies,dorées en or de couleur ou en or ordinaire. De même sont celles mises sur des socles,sur des.bases ou sur des colonnes.
On en a fait de beaucoup plusélégantes et beaucoup plus riches,comme celte Minerve, avec son cas-que, sa cuirasse, sa cotte d’armes, salance, et tous ses attributs de guerre,qui est montée sur un globe posé surun pied de colonne, et qui porte sur satête trois brandies de laurier, au boutdesquelles sont posées dos bobèches,tout unies, pour recevoir les bougies.
Dnns les dernières années dece siècle, on lit fort communémentdes girandoles, placées comme desbouquets de fleurs dans un vase, leplus souvent en marbre précieux, etcontenues dans une monture enbronze, ligurant un trépied terminépar des pieds de chèvre ; c’est àcelte dernière catégorie qu’il fautattribuer la girandole de cheminée,dont le Cabinet des Modes de l’an-née 1788-89 nous donne l’exemple.
INous en avons donné déjà plu-sieurs, soit chinoises, soit françaises,d’un goût assez agréable et d’une ri-chesse assez grande; mais celle-ci sur-passe de beaucoup toutes celles-là, etpour le goût et pour la richesse. Qu’ypourrail-on ajouter? elle est d’argentmassit. Qu’elle fût d’or? elle n’auraitété qu’en bronze doré. Le branchageest d’argent mat, et le feuillage estd’argent poli.
Sur trois longs pieds de chèvre, écaillés, enlacés par un serpent, surmontésdo trois tètes de chèvres, jointes par une guirlande de feuillage, est portée unegrosse boule d’argent mat, ornée en bas de larges feuilles d’argent poli, sur laquelleest assise uno corbeille d’argent poli entourée de larges feuilles d’argent poli d’où
Girandole publiés par lu « Cabinet des Modes »de 1787.