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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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Campk a tringle. (Musée d’art industrielde Milan .) Argent massif.

uniforme. Olays assure que Franklin avait faitune lampe où il y avait un double courantil’air, un intérieur, l’auire extérieur, avec unemèche circulaire.

Monnier, le médecin, avait très an-ciennement une lampe où l’air passait aumilieu ; et. Meunier en avait fait une à che-minée pour faire consumer le charbon de lamèche.

Franklin avait remarqué (pie les flammesde deux chandelles réunies donnaient beau-coup plus de lumière «pie quand elles étaientséparées ; il croyait que cela venait de la cha-leur «pii augmentait par la réunion (Priestley ,p. 807).

Et pour parler d’une époque plus ré-cente (1 ), Argand avait, sans s’en douter, imitéquelque peu le mécanisme lampadaire, pro-posé, dès 1750, par Stramius. Un peu plustard, en 1774, cette meme lampe avait étéinventée par un chanoine de Troyes, l’Orléa-nais Jacques Jégot. 11 éclairait en eifet, àcelte époque, les classes du petit séminairedont il était le supérieur, au moyen de lampesà double courant d’air (2). Argand a proba-blement emprunté l'idée de sa lampe au sys-tème de quelques réchauds à esprit-de-vin«pie, de son temps, on employait déjà couram-ment. Dans ces appareils il y avait une ouverture«pii communiquait au centre de la mèche, etc’était assurément le moyen le plus simplequ’on put trouver pour mettre en contact une

(1) Bulletin de la Société d’encouragement, p. 92.

(2) Voir les Lettres de Troyes , par M. Oct. Hameau,dans le journal l'Aube , 19 juillet 1871.