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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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Le sieur Préaux en fabrique de différentes grandeurs pour les comptoirs de mar-chands, pour les tables, pour les cuisines, pour les bureaux, etc., soit avec réver-bères et des garde-vue, soit sans additions.

Toutes les pièces en sont solides et se démontent à vis, pour pouvoir être aisé-ment nettoyées. Si même on avait assez longtemps négligé de s’en servir, pour quel'huile s’y fut épaissie, on l’enlèverait aisément avec une lessive de cendres de boisneuf ou de potasse.

L’adresse du fabricant est à Saint-Denis , dans la Place, vis-à-vis le portail del’Abbaye.

L’abbé d(' Périgney semble avoir attaché une très grande importance àsa découverte et, à ce sujet, il présenta un placet au lloi, dans lequel il déduittous les avantages que pourrait procurer à l'Ktat un pareil établissement; ilprétend que:

1° Il sortira moins d’argent du royaume pour l’achat des cires et des suifs.

2° La consommation des huiles engagera à la culture des terres presque aban-données, dans lesquelles on pourra semer des graines, propres à fournir des huiles.

3° La lumière des lampes est plus favorable aux personnes qui travaillent auxouvrages délicats que celle de la chandelle.

4° Elles consomment bien moins que les lampes ordinaires, parce que l’Imile nepeut pas s’échauffer.

K° Pour s’éclairer en huile quelconque, on no dépensera pas plus que la moi-tié de ce qu’il en coûte en suif.

La manufacture de ces sortes de bougies méchaniques à l’huile est établiechez le sieur Préaux, marchand-potier d’étain, sur la place, à Saint-Denis en France .

Cependant ce premier essai donna lieu au rapport suivant présenté parMM. de Forichy et Maraldi :

Nous avons examiné, par ordre de l’Académie , un chandelier à huile, présentépar M. l’abbé de Périgney. Le pied de ce chandelier est creux cl sert de réservoir àl’huile : la tige contient une pompe, dont le piston tient à une pièce qui représente labougie, au haut de laquelle est la capacité qu’on peut nommer la véritable lampe.En haussant et baissant cette bougie dans le chandelier, on oblige l’huile de monterdans la lampe, qui en peut contenir pour plus d’une heure. Si en pompant plus long-temps qu’il ne faut la lampe se trouve trop pleine, l’huile rentre dans le réservoir, parle moyen d'un intervalle pratiqué entre la lampe proprement dite et l’enveloppe exté-rieure de la bougie, quoique les lampes à pompe de celte espèce soient connuesdepuis long-temps sous le nom de lampes d’Amiens , cependant comme la pompe duchandelier est un peu plus simple, et que sa forme plus gracieuse le rend propre àbeaucoup plus d’usages, nous croyons qu’à ces égards il pourra aussi être plusagréable au public.