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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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ÉCLAIItAGE DES SALEES DE SPECTACLES

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façon qu’il y eut un coté qui fût très sensiblement plus brillant que l’autre, etcette alternative (le lumière croissante et décroissante permettait, aux naviga-teurs de discerner la lumière du fanal.

Mn dehors des lampes et des réverbères, cet appareil était muni d’unréservoir d’huile commun à tous les becs ; il y avait égal (‘ment un mécanismedisposé de manière à hausser ou à baisser les mèches, de façon que le foyerlumineux se trouvât sans cosse dans l’axe du miroir parabolique ; le dégage-ment des produits de la combustion se faisait au moyen d’une cheminéeménagée dans le toit de la cage contenant le fanal.

Ce n’est pus seulement en France (pie l’invention d’Argaml servit à illu-miner les pliures, nous voyons que le gouvernement anglais , frappé des beauxelfets des fanaux à miroirs paraboliques, ordonna, en 171)2, de les substituerà ceux très défectueux de charbon de terre qui existaient alors. Le TrinitijHanse ( I ) s’empara du principe de ces fanaux et les lit exécuter pour tous lesports et phares sous sa direction, ce qui priva M. Argand des récompenses queméritait à tant de titres un changement aussi avantageux à la marine euro-péenne. Ses amis, regrettant qu’il fût privé injustement du fruit de sadécouvert!*, liront en sa faveur un mémoire qu’ils présentèrent au gouverne-ment ; mais cette pétition resta sans ell'et. M. Argand avait consacré à la France sa carrière industrielle, et ce crime irrémissible aux yeux du ministre, aggravéencore par le refus de se tixer en Angleterre, le priva des récompenseshonorables qui lui étaient si légitimement dues.

§ d. — Fclauiage des salles de spectacles.

L’un des premiers renseignements (pie nous possédions sur l’éclairagedes salles de spectacles au xvni 1 ’ siècle nous est fourni par ce physicien dontnous retrouvons le nom toutes les fois qu’il s’agit d’un perfectionnement àapporter à la production de la lumière artificielle.

Dès l’année 17()(i, nous apprenons par un autographe de Kabiqueau qu’ilavait l’entreprise de l’éclairage de l’Opéra. Dette lettre, que nous avons repro-duite ici en raison de l’intérêt qu’elle présente pour notre sujet, était adresséeau lieutenant de police : par ce document, nous voyons que le fils de Rabi-queau avait été mis en prison pour avoir fréquenté trop assidûment les mai-sons de jeu, et, pour obtenir l’élargissement de ce mauvais sujet, notre savantdéclare que ce jeune homme lui est indispensable pour le service des lampes