CH A. PITRE XI — L’ÉCLAT RACE PURLIC AU XVIII e SIÈCLE
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nés de votre département, le premier septembre à sept heures du soir ou dès aussitôtque vous aurez vu la chandelle allumée dans quelques lanternes des rues voisines; le toutsous les peines portées par les ordonnances, en cas que vous soyez négligent et que quel-qu’autre rue de votre quartier ail été éclairée avant celles dont le soin vous estconlié.
Et aiin que vous puissiez exactement vous acquitter de votre commission, vousserez encore informé que la cloche qui doit avertir doit sonner tous les soirs depuis lepremier septembre jusqu’au premier octobre à sept heures.
Vous serez aussi averti à la fin de chaque mois, ou lousles quinze jours, par un billetqui vous sera envoyé de notre part, du jour et de l’heure que vous devez vous trouverdans le magasin des chandelles, pour y recevoir du chandelier la quantité qui vous seramarquée, pesée, comptée et distribuée pour un certain nombre de jours, à proportiondu nombre de lanternes de votre département; et à cet effet il vous sera fourni, avantle premier septembre, une caisse on un panier capable de contenir les chandelles dechaque distribution; lesquelles chandelles vous ferez emporter chez vous et les tiendrezdans un lieu sur et fermé à clef sans les changer de caisse afin qu’elles ne se rompentpoint; et à chaque nouvelle distribution vous ferez rapporter la même caisse aumagasin des chandelles pour la faire de nouveau remplir, où vous serez présent.
Vous prendrez garde que chaque chandelle qui vous sera ainsi fournie soit dequatre à la livre, à la réserve de celles qui doivent être allumées quand la lune éclaire,et qu’elle soit mise bien droit et bien allumée dans les lanternes afin quelle puissebrûler entièrement.
Et en cas qu’elle se trouve coupée, altérée, piquée, renouée avec carions, papiers,ficelles, ou autrement falsifiée ou changée en aucune sorte, tranchée, rompue ou affai-blie par le bout, ou qu’enfin il s’y commette quelque fraude, vous encourrez lespeines portées par les ordonnances de police, le chandelier étant obligé de fournir leschandelles entières, et vous étant libre et même de votre devoir de refuser celles quivous paraîtraient défectueuses.
Vous n’en allumerez qu’une à la fois, parce que lorsqu’on en allume plusieursensemble elles se consument en partie avant qu’elles soient posées dans les lanternes.Vous n’ôterez pas avant midi des lanternes les chandelles qui se seraient éteintespendant la nuit, afin de donner le temps que l’on puisse connaître la raison pourlaquelle elles se sont éteintes.
Vous ne manquerez pas de mettre les chandelles des huit à la livre dans les petitesbobèches, et celle des quatre à la livre dans les grandes bobèches, les jours qui vousseront marquez par les avertissements que vous recevrez tous les mois à cet effet.
Lorsque ceux qui sont obligés de faire descendre les lanternes (les cordes étantchez eux) seront négligents à faire ce qui est de leur obligation, vous nous en donnerezavis pour y mettre ordre et les faire appeler à la police.
Vous observerez soigneusement d’élever les lanternes d’égale hauteur dans chaque
rue.
Vous prendrez garde que les lanternes soient bien raccommodées de verre et deplomb, garnies de couvercles qui les couvrent entièrement, et que les petites trappesqui sont à l’endroit où l’on passe la main pour mettre les chandelles soient tenuesbien fermées, en sorte que le vent, la pluie et les injures du temps n’en puissentéteindre la lumière.