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I/ÉCLAIRAGK l'URI.lC AU XVIII 1 ' S1ÈCKK
garnies do chandollos do suif posant chacune un <|nart do livre, ajoute :« Aujourd’hui cet éclairage forait, horreur, mémo à dos garçons d’écurie ».Il donne ensuite quelques renseignements sur la forme de ces lanternes etexplique qu’elles étaient composées d’un grand nombre do petits carreaux deverre, enchâssés dans la cage on plomb de ces mêmes lanternes ; les branchesde cette cage interceptant une parti»' de la lumière jetaient des ombres con-sidérables, »|ui causaient de l’obscurité. D’ailleurs une simple chandelle, placéedans chaque lanterne, ne pouvait produire, eu égard à son élévation, <pi’uuassez faible effet.
Tout ce «pie l’on avait pu imaginer pour diminuer ces inconvénientsavait été de rapprocher de plus en plus ces lanternes les unes des autres, etpar conséquent d’en augmenter de beaucoup le nombre.
],<' même mémoire nous fournit ensuite des renseignements sur lamanière dont étaient disposées cos nouvelles lanternes à réverbère : ellesétaient suspendues au milieu de la rue a la hauteur de 10 pieds et a la dis-tance d» 1 30 toises les unes des autres.
Kilos renferment chacune une lampe dans laquelle on n’emploie que de l’huile.Ces lampes sont à 2, 3 ou 4 liées garnis de mèches et ayant chacune leur ré-verbère suivant les dilféronts côtés que ces lanternes doivent éclairer. Ainsi collesqui n’ont, que dos maisons à droite et à gauche n'ont que 2 becs de lumière, un àchaque face qui regarde la longueur de la rue. Celles à 3 becs sont posées auxendroits où elles peuvent porter la lumière dans une autre rue de côté, vis-à-vis delaquelle elles se trouvent suspendues. Enfin celles à 4 becs éclairent les carre-fours et par conséquent l’entrée des ipiatre nies à la fois. Chaque lanterne se monteet se descend avec une corde qu’on lire ou qu’on relâche, attachée par un bout à uneautre corde qui est à demeure et traverse la rue à la hauteur nécessaire. Cette corde,qui monte et descend la lanterne, glisse sur des poulies, tombe perpendiculairementet passe par une hoïle de fer qui a une petite porte fermant à clef, scellée dans le mur deface de l'une des maisons à droite ou à gauche de la lanterne; dans laquelle boitel’excédant de cette corde, lorsipie la lanterne est montée, se trouve ainsi renfermé eten sûreté, en sorte que le service de ces lanternes se faisant entièrement dans les rues,ne cause aucune incommodité aux habitants dans leurs maisons. Elles sont alluméestoute l’année, excepté (juand le jour est immédiatement suivi d'un clair de lune quidure assez avant dans la nuit pour qu’il soit absolument inutile d’allumer les lanternes.Le temps que doit durer l'illumination cluupie nuit est déterminé par celui du clairde lune, et l'huile est mesurée à proportion. L'heure précise à laquelle les lanternesdoivent être allumées est donnée pour chaque jour à ceux qui sont chargés de cesoin.
L’illumination de Paris forme une entreprise qui a été adjugée à trois particuliers