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CHAPITRE XI — L’ÉCLAIRAGE PUBLIC AU XVIIP SIÈCLE
d’une ordonnance de police, et ceux qui cherchaient à s’y soustraire étaientsévèrement punis.
Il est enjoint, ouï et ce requérant le procureur du Roi et de la Ville, en exécutiondes ordres du Roi, et de l’arrêt de la Cour, à tous bourgeois et habitants de cette ville,de faire des illuminations aux façades de leurs maisons, dimanche prochain, sept duprésent mois, jour auquel Sa Majesté a ordonné que le Te Dcum soit chanté dansl’église métropolitaine de cette ville, en actions de grâces de la paix.
Il est mandé aux quarteniers et huissiers audienciers et commissaires de policede l’hôtel de celte ville, de tenir la main à l’exécution des présentes, qui seront lues,publiées et affichées partout où besoin, et seront exécutées nonobstant opposition ouappellation quelconque, et sans préjudice d’icelles.
Ces illuminations forcées étaient devenues un moyen d’existence pourtoute une classe d’industriels, et la plupart des marchands chandeliers de Paris se chargeaient spécialement de ce genre de travail.
Berthelin, rue Sainl-IIonoré, près Saint-Honoré, chandcllicr ordinaire de la ville,entreprend les illuminations et décorations pour fêtes publiques et particulières.
On était arrivé du reste à une assez grande perfection, et dès l’année 1764on connaissait les mèches en fnlmicolon, permettant, dit l’annonce, d’allumerdeux mille lampions en moins de cinq minutes. Ces mèches de communicationsemblent avoir été la propriété particulière du sieur Renault , maître chandelierà Paris , demeurant au coin de la rue Saint-Martin et de la rue aux Ouës; ildéclare que son procédé a été présenté le 4 mars 1772 à l’Académie dessciences qui honora l’inventeur de son approbation.
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