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CHAPITRE XIV — ACCESSOIRES DE L’ÉCLAIRAGE
Il ne faut pas oublier d’ajouter que, dans l’antiquité, le moyen le pluspratique de se procurer du feu était encore d’en aller demander à son voisin,et ceux qui en avaient ne pouvaient en refuser. Les vers suivants de Plaute encontiennent la preuve :
Cave quemquam alienum in ædeis intromiseris,
Eta quid, si quispiam iqnem quæril? Eucl. Extinqui volo.
Ne causa; quid sit, quod te quispiam quœritet ; ■
Nam si ignis vivet, tu extinquere extempulo (1).
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§ 2. - IllUyUETS AU XIV 0 ET AU xv" SIÈCLE.
Jusqu’au xvi° siècle, il ne semble pas que l’on se soit servi, pour faire dufeu d un instrument autre que le foi,s'il ou fusil; c'est une lame de fer ouplutôt d’acier qui, au choc de la pierre, fait jaillir l’étincelle; les premières
armes à feu ont employé pour la batterie cettemême pièce, qui a fini par donner son nom à l'objettout entier. Dans les inventaires, on rencontrefréquemment le foisil, qui était enchâssé dans unemonture en orfèvrerie.
1380. — Un t'oisil d’argent avec son esluy, pesantun marc vu onces (Inventaire de Charles U).
1380. — Un foisil d’argent doré, ciselé entour,et est le couvercle esmaillé des armes de France , pesantavec le foisil, un marc vi onces.
1390. — Un foisil d’argent esmaillé à Heurs de lys,pendant à un laz de soyc, non pesé, car il y a trop de fer(Inventaire de Charles 17).
Philippe le lion avait pris pour devise le foi-sil', et c’est grâce à cotte circonstance que nous pouvons donner la représen-tation de cet objet, d’après un des beaux'manuscrits des ducs de Dourgogne.
1421. — Quatre grans estandars, sur chascun desquels avoit un granl fusil et lapierre qui y appartient, avec plusieurs llambes et estincelles, selon la devise de Mon-seigneur (Ducs de Bourqoqne , n° 018).
lÎHKJUKT SERVANT D’ARMOIRIESAU GRAND BATARD DE IÎOURGOGNE.
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