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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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BRIQUETS DE DEFENSE

volonté. Ce résultat étonnant est produit par la combinaison de l’électricité et du gazhydrogène ; l’effet en est prompt oL sûr. Aucun accident, tel que la combustion ou ladétonation, n’est à craindre.

Ces lampes sont plus commodes que les nouveaux briquets pneumatiques et n’enont pas les inconvénients; on peut leur rendre toute leur force quand elles l’ontperdue par le temps ou le grand usage; on les nettoie comme toute autre lampe.

§5. — Briquets de défense.

Outre ces inventions aussi curieuses qu'utiles, on s’était préoccupé defabriquer un instrument qui, au cas d’une attaque nocturne, put, instanta-nément produire une lumière suffisante pour permettre de voir à (pii l’onavait affaire.

Ce briquet, dit VAlmanach sous verre (178(1, 1.1, l'° 392), est composé d’une lanternelégère, dont la bougie s’allume au moyen d’une mèche par la seule détente d’unebatterie de pistolet qui est armée en avant d’une hayon nette.

En l’an VII, nous trouvons un objet répondant au même but :

La batterie do ce briquet allume une bougie préparée dans nue petite lanterne àréverbère qui y est adaptée : l’éclat de la lumière surprend le malintentionné, et labayonnette offre un moyen de défense pour la personne qui en est armée. Le briquetà lanterne a la forme d'un pistolet d’arçon; il porLe, au lieu du canon, une bayonnetterecouverte de son fourreau. Tout à côté do la platine, est solidement lixée une petitelanterne à réverbère, qui contient un morceau de bougie. Celte bougie, percéed’une broche chaude sur la longueur de sa mèche, offre le. moyen d’y rapporter uneautre mèche de communication imbibée de cire jusqu'à son extrémité et terminée pardes filaments cotonneux, lesquels filaments sont soufrés par des procédés particuliers,propres à la rendre très inflammable. La mèche do communication, étant rapportéesur la bougie, se recourbe en se prolongeant vers le bassinet cl en passant par unelargo ouverture pratiquée exprès dans la lanterne. La partie soufrée de la mèche sereplie encore en bas, près du bassinet et sans toucher à rien. De celte manière, elles’enflamme beaucoup mieux que si elle était plongée dans l’amorce du bassinet.Lorsque l’on fait partir la platine, l’amorce donne une flamme plus étendue qu’il ne fautpour allumer sur-le-champ les filaments sulfureux de la mèche, qui prend feu et donnela lumière que l’on désire. L’expérience a prouvé qu'au bout de plusieurs années, unpareil briquet a produit son effet aussi bien que les premiers jours ; il n’a d ailleursrien (l’assujettissant, et, pour être sûr de son service, il suffit de mettre une bonneamorce au bassinet ; car la mèche est immanquable {Moniteur, an VIII, p. 9881.

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