010
CHAPITRE XIV
ACCKSSOIHES DK I/KCLAIRAGE
Dès l’époque de Louis XIV , on en rencontre qui sont damasquinées d’orou décorées de sujets en bas-reliefs se détachant sur un fond de sable. Celles
en cuivre étaient le plus souvent placéessur un plateau de même métal, muni d’unepoignée pour pouvoir être plus facilementtransportées. Sous le même règne on avaitfait quelques-uns de ces supports avec desrayons, d’où le nom de soleil donné à l’ob-jet tout entier (Dictionnaire de Trévoux,t. VII, p. 758).
La question de savoir convenable-ment moucher une chandelle était consi-dérée comme très sérieuse, et à la lin duxviu° siècle, on avait construit un instru-ment permettant de faire avec une grandeprécision ce genre d'opération.
L’auteur anonyme d’un article repro-duit dans Y Esprit des journaux (1780) ra-conte qu’il a fait exécuter un instrumentde ce genre, qui d’un seul coup taille lamèche.
Im.amiikau PORTK-MOUCllKTTKS.(D’après une estampe ancienne.— xvin n siècle.
Ces mouclieltes, dit-il, ne peuvent servir•pie lorsque la mèche a déjà brûlé; une partie de la piucetle sert de point d’appuisur le tuvau, pour que l’on coupe précisément où il convient; ainsi a une mèche
neuve l’on doit employer des cizeaux lins,et en général l’on n’arrange jamais mieuxla mèche en pointe qu’avant d’être allumée.Au défaut de cos mouclieltes, l’on peut seservir de cizeaux lins et bien tranchans.
Signalons enfin les mouchettes àdouble boite, inventées au commence-ment de ce siècle, qui escamotaient enquoique sorte la partie brûlée et donton peut voir un spécimen dans la collection d instruments déposée aux Arts etMétiers.
PLATRAI! DR M0UCI1KTTK8 EN KOllMK DK SOLEIL.