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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CONCLUSION

présentait alors la cour des rois de France ; avec le xvi° lions arrivons à cet artnouveau, inspiré de l'antiquité, qui avait envahi notre pays, à la suite desguerres d’Italie. Le xvn° siècle nous apparaît froid, compassé, iidèle image dela rigoureuse étiquette à laquelle étaient soumis tous ceux qui tenaient à êtreconsidérés comme des gens de bonne compagnie.

La réaction se fait sentir sous Louis XV , la simplicité et la ligue droite sontexclues de l’ornementation; on arrive à des formes tellement contournées queles contemporains eux-mêmes dénoncent cet abus. « Nous serions fort obligésaux orfèvres, lisons-nous dans le Mercure de décembre 175-1, s’ils voulaientbien se souvenir qu’un chandelier doit être perpendiculaire et non torturécomme si quelqu’un l’avait forcé. » Nous n’eu dirons pas davantage sur cestyle; tout ce que l’on a connu sous le nom de rocaille peut être compris danscette appréciation. Les modes de LouisX VI, un peu guindées, semblent protestercontre ce manque de pureté dans le goût. Sous ce règne, on trouve encore desproductions artistiques d’une grande valeur, mais elles n’auront qu’un temps.Nous ne dirons rien de la Révolution ni des époques qui l’ont suivie, car danscette période on a servilement imité le style empire qui n’était lui-mêmequ’une interprétation de l’art antique.

Les modèles que lions avons reproduits ici paraîtront peut-être souventbien simples et bien modestes, mais il nous a semblé (pie les objets usuelssont les plus intéressants à étudier et les plus précieux peut-être au point devue documentaire. Ce ne sont pas en effet les pièces exceptionnelles exécutéesdans des circonstances spéciales qui peuvent nous renseigner sur les meubleset sur les appareils en usage à une époque déterminée. Ce (pii, à notre avis,caractérise le mieux un siècle, c’est l’objet pratique, le chandelier ou la lampedont se servent les pauvres et les artisans, et ce que nous regrettons le plus,c’est de n’avoir pas rencontré ces chandeliers de bois, si communs autrefois,mais que leur matière même condamnait à une prompte destruction.

Nous avons été particulièrement frappé du peu de progrès que nos aïeuxont fait dans la manière de s’éclairer. Depuis l'époque ro " '

du xvii' siècle, ou en était resté à l'emploi des chandelles de suif ou de cire,bien imparfaites, mais moins désagréables cependant que la lueur rougeâtredes lampes fumeuses ; et pendant le règne de Louis XIV , on commence seule-ment à comprendre tout ce qu’il y a de défectueux et même d’humiliant à seservir encore de procédés aussi grossiers. Nous avons alors assisté à cettelutte, à ce courant tj_i.il portait tous les esprits à chercher un remède à un