;6 I. Entretien fur les Fiesterre contribuer à la gloire de leur gou-vernement.
Combien de tems avons nous cté fansconnoîtreen France,l’excellence de la Pein-ture , ni la véritable façon de bien bâtir?Il n’y a pas deux cens ans que nous com-mençons d’en discerner les beautez, & debien juger de la raison qui a porté les an-ciens Maîtres à en former un art si excel-lent.
Ce n’est pas que nos premiers Roisn’ayent fait une infinitéd’édifices, qui mar-quent encore asièz aujourd’hui leur puis.lance & la grandeur de cet Etat: mais ce-pendant comme ils manquoient d'hom-mes qui puisent executer dignement leursintentions, vous voyez bien que dans cesgrands ouvrages qui paroisiênt principa-lement par nos Eglises, il n’y à que le zé-lé des Princes, la dévotion des peuples, 3cla grandeur des bâtimens qui soient dignesd’admiration. S’il y eût eû alors des ou-vriers plus fçavans dans l’Architecture,ces ouvrages marqueraient avec autant dclustre &c d’éclat, la grandeur de nos Rois,que ces restes de la Grece ôí de l’Iralie fontconnoître quelle a été celle de leur Empi-re & de leurs Républiques.
Carcen’a été qu’un peu avant FrançoisI. que les Architectes &: les Peintres deFrance ont comme ouvert les yeux, pour
recon-