lo 6 I. Entretitn fur les VU t
mcme qu'il seroic assez inutile d’en vou-loirfaire la recherche,puisque nous voyonsque tous les Anciens qui en ont écrit, sontde diffcrente opinion. Néanmoins j repar-tit Pymandre, les Egyptiens qui ont despremiers políèdé les arts & les sciences , di-íènt que la Peinture étoit parmi eux , plu-sieurs siécles avant qu'elle fût connue desGrecs. Oiii, lui repliquai-je: mais les Grecsquin’ont jamais manqué de s’attribuer, au-tant qu’ils ont pû, la gloire des sciences &des arts, écrivent auïïì que ce fut à Scicyo-hc ou à Corinthe que la Peinture com-mença de paroître. Mais, à vous dire vrai,les uns & les autres s'accordent si peu tou-chant celui qui en fut l’Inventeur, que l'onne íçauroit qu’en croire : ils conviennenttous iéulement, quele premier qui s'aviíade dessiner, fit son coup d’essii contre unemuraille, en traçant l’ombred’un hommeque la lumière failolt paroître. Et pourdonner plus de beauté à cette histoire » ily en a qui ont écrit que l’Amour, qui eneffet est le grand maître des inventions» tfut celui qui trouva celle-ci, & qui apprita une jeune fille le secret de dessiner, enlui faisant marquer l'ombre du visage deson Amant, afin d'avoir une copie des traitsde la personne qu’elle aimoit. Cependantnous ignorons le nom de celui qui réduisitcotte invention en pratique ,& en fit un